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25/02/2008

LA GLOIRE DE MON PERE.

Ce week-end a vu la remise des Césars, avec entre autre la récompense pour le prix de la meilleure actrice à Marion Cotillard  pour son rôle dans La Môme.

 

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Plus un Oscar cette nuit à Hollywood, le dernier datant de 50 ans à Simone Signoret.

 

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Le Césars du meilleur film étant lui décerné à l’excellent film, La Graine et le Mulet.

 

 

Et moi, le petit Coeurdeloup ai aussi été récompensé, pour le travail de mémoire envers  mon cher Père. Suite à mon blog sur sa  vie vouée au cinéma pour la jeunesse, j’ai été contacté par la Ville de Cannes qui a ouvert un site : http://www.memoires-cannoises.com (*)pour me demander si : « je voulais bien consentir à la diffusion de ce patrimoine culturel cinématographique sur leur site ».

 

 

J’en suis très honoré, et suis également content d’avoir rendu cet hommage à mon Père qui est enfin reconnu aujourd’hui comme un acteur important dans la profession pour sa collaboration à l’édification du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

 

 

J’espère que si il me voit de « là-haut », il est fier de son « petit garçon » comme il m’appelait souvent.

(*) Rubrique : Sous le soleil : Charles DAUTRICOURT.

Salut Papa.

20/02/2008

16 - Grand Prix Cinéma Jeunesse - 1962/1964

medium_j0432653.2.pngPoursuivons notre périple au travers des films ayant reçus le Prix Marie LAHY-HOLLEBECQUE.

 

 

J’ai eu la chance étant à cette époque jeune ado, de participer à ces remises de prix auprès de mon Père, et de connaître toutes ces personnalités.

 

Il faut dire que dès ma naissance, la fée cinéma s’était penchée sur mon berceau ayant pour noms, Henri BEAUVAIS, Fernand GRAVEY, Pierre BLANCHAR, et bien d’autres.(restons modeste …) Par la suite, j’aurais le plaisir de partager des moments avec Jean MARAIS, André BOURVIL, Louis de FUNES, Robert DHERY, Frédéric ROSSIF, Haroun TAZIEFF, le Commandant COUSTEAU ect…

 

 

Donc pour la saison 1962/1963, c’est le film de Robert DHERY : LA BELLE AMERICAINE qui reçoit les lauriers. Pierre TCHERNIA sera associé à ce succès pour sa saine conception du scénario et la réalisation de cette œuvre.

 

 

Contrairement à l’accoutumée, où le Prix était remis dans les locaux de l’Institut Pédagogique National,  pour ce film là, il fallait que la cérémonie se déroule dans une atmosphère proche de l’œuvre. C’est pourquoi il fut remis sur les Grands Boulevard, au théâtre des Variétés ou se jouait à l’époque : La Grosse Valse avec Louis de Funès. Les auteurs n’étaient pas au courant, Charles DAUTRICOURT avait préparé une remise du Prix spectaculaire : Tapis rouge dans l’entrée du théâtre, et arrivé du Ministre devant remettre le Prix en D.S noire précédée de deux motards de la police.

 

En fait de Ministre, il s’agissait de l’excellent comédien Bernard Lavalette, immémorable ministre du Commerce et de l’industrie et de son chef de Cabinet incarné par Robert Burnier qui remis le prix aux deux auteurs Robert DHERY et Pierre TCHERNIA surpris et amusés, tandis que Radio, Télévision et de nombreux photographes de presse, enregistraient pour la postérité ce moment grandiose, aux sons martiaux et tonitruants de la jeune et pittoresque fanfare Gaston Bonaparte des Beaux-Arts.

 

La journée se termina devant un buffet qui n’avait rien de fantaisiste et où toute l’assemblée fit honneur.

 

 

LA BELLE AMERICAINE :

 

 

Réalisation : 1961 – Durée 1h38

 

Genre : Comédie.

 

 

Scénario : Pierre Tchernia et Robert Dhery.

 

Dialogues : Alfred Adam.

 

Réalisateur : Robert DHERY. – Pierre Tchernia.

 

Chef Opérateur : Ghillain CLOQUET.

 

Musique : Gérard CALVI.

 

Montage : Albert JURGENSON.

 

Distribution : CCFC.

 

Acteurs : Robert DHERY, Colette BROSSET, Pierre TCHERNIA, Alfred ADAM, Bernard DHERAN, Jacques FABRI, Louis de FUNES (qui interprète deux rôles différents), Annie DUCAUX, Pierre DAC, Jean CARMET, Jacques CHARRIER, Bernard LAVALETTE, Jean-Marc THIBAULT, Jean LEFEBVRE, Michel SERRAULT, Jean RICHARD, Max FAVALELLI, Christian DUVALEX, Christian MARIN, Jacques LEGRAS, ROGER-PIERRE, Hélène DIEUDONNE, Jacques BALUTIN, Guy GROSSO, Michel MODO, Claude PIEPLU, Robert ROLLIS, Robert BURNIER, Didier DAIX, Eliane d’ALMEDA, Robert DESTAIN, Maurice GARDETT, Robert SELLER, René SARVIL, Denise KERNY, Gilberte GENIAT, Catherine SOLA, Françoise ALBAN, Brigitte PEYRAUD, Claudine BERG, Bruno BALP, Fernand RAYNAUD, André BADIN, Dominique MAURIN, Jean DEGRAVE, Jacques DENOEL, Jean SYLVAIN, Lucien FREGIS, Nono ZAMMIT, Franck DAUBRAY, André ZIBRAL, Philippe DUMAS, Henri DIAMANT-BERGER, Jean GRAS, René HELL, René LEFEVRE-BEL, Paul BISCIGLIA.

 

 

 

Résumé : Un sympathique ouvrier (Marcel), en butte aux tracasseries d’un stupide contremaître, s’offre une magnifique voiture américaine d’occasion avec laquelle, sa vie va vite devenir invivable.

 

 

Note : Ce film est en noir et blanc, seule la fin est en couleur.

 

 

 

Anecdote : Lors de la remise du prix, se trouvaient dans la salle, deux messieurs en imperméable que personne ne semblait connaître. Mon Père leur demanda ce qu’ils faisaient là. C’était deux inspecteurs de police en civil envoyés par la préfecture en protection du Ministre !!! Ces derniers ignoraient que le fameux Ministre était en fait, Bernard Lavalette..

 

Très gênés, ils demandèrent à mon Père de n’en rien dire. Ce dernier les invita à profiter du buffet et par la suite, cette mésaventure resta dans les annales de la famille.

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1964 : C’est un film d’un genre totalement différent auquel sera remis le Grand Prix 1964. En effet, C’est Frédéric ROSSIF qui sera primé pour  « LES ANIMAUX ».

 

 

Il recevra pour cela, une médaille d’or dessinée par Jean Effel.

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Frédéric Rossif, Charles Dautricourt.
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Frédéric Rossif recevant son diplôme
et la médaille de Jean Effel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

05/02/2008

15 - Grand Prix du Cinéma pour la Jeunesse - Suite.

 

 

En 1959, Marc de Gastyne (de son vrai nom : Marc Henri Benoist) reçoit à son tour le Grand Prix  pour l’ensemble de son œuvre pour la jeunesse à savoir :

 

 

L’Ami des Bêtes.

 

Robinson.

 

L’Ile aux Oiseaux.

 

Propre à Rien.

 

 

Où les aventures de Jacky et Hermines, ces deux enfants nous invites dans leurs aventures tout au long de ces quatre charmants courts-métrages.

 

 

Quand Marc de Gastyne, se tourne vers la réalisation de ces films, en abandonnant le long métrage,  il trouve dans cette entreprise, l’appui constant d’un producteur (Henri BEAUVAIS), fait d’autant plus notable, que ceux-ci ne se sont pas montrés en général, particulièrement actif dans ce domaine.

 

Ils considèrent en effet, le cinéma pour la jeunesse d’une rentabilité insuffisante. Il est vrai qu’ils n’ont pas trouvé non plus, beaucoup d’appuis de la part des Pouvoirs Publics.

 

Ces derniers, plus enclins à interdire l’accès des salles aux moins de 18 ans, solution évidemment facile, qu’à promouvoir une production spécialisée de qualité.

 

 

A partir de 1960, le C.F.C.J organise un Banc d’Essai qui présentera pendant toute l’année scolaire, des films Français pour la jeunesse. Des questionnaires sont établis et distribués en début de chaque projection. Ces fiches une fois ramassées, feront l’objet d’études par une grande critique du cinéma : Jacqueline LAJEUNESSE qui a rejoint le Comité et y apporte avec une grande efficacité, son savoir en la matière. Le dépouillement de ces critiques, permettra le choix du meilleur film de l’année admis à recevoir le Grand Prix.

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ROBINSON
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Le Grand Prix 1960/1961, est attribué à André HUNNEBELLE pour LE BOSSU et LE CAPITAN.

 

Il sera remis à l’Institut Pédagogique National, à André Hunnebelle et André Bourvil, Jean Marais ne pouvant être à la cérémonie, étant à Moscou à ce moment là. Néanmoins, il enverra un télégramme de félicitations à son metteur en scène.

 

 

LE BOSSU :

 

 

Réalisation : 1959 – Durée 1h52.

 

Genre : Cape et d’épée.

 

 

Scénario : Jean HALAIN, Pierre FOUCAUD et André HUNEBELLE d’après le roman de Paul FEVAL.

 

Dialogues : Jean HALAIN

 

Réalisateur : André HUNEBELLE

 

Chef(s) Opérateur(s) : Marcel GRIGNON, Raymond LEMOIGNE

 

Musique : Jean MARION

 

Distribution : LUX.

 

 

Acteurs : Jean MARAIS, André BOURVIL, Jean LE POULAIN, François CHAUMETTE, Paulette DUBOST, Paul CAMBO, Alexandre RIGNAULT, Guy DELORME, Rosita FERNANDEZ, Edmond TAMIZ, René ROUSEL, Dominique ZARDI, Antoine BAUD, Jacqueline POREL, Sabine SESSELMANN, Hubert NOEL, Georges DOUKING, Raoul BILLEREY, Jacques HENRIOT, Jacques PREBOIST, François NADAL, Monique JUST, ARNAULIS, Edmond BEAUCHAMP, Annie ANDERSON, Juliette VILLENOT, Alain NOBIS, Jean-michel ROUZIERE, Henri COUTET, Bernard DHERAN, MONTALIS, Barbara CRUZ, Jean ROUGERIE, Christian BROCARD, Françoise DELDICCK, Philippe MARCH, Gilberte AUBRY.

 

 

Résumé : Le chevalier Henri De LAGARDERE (Jean Marais), déjoue le machiavélique plan du prince Philippe de Gonzague (François Chaumette) qui fait assassiner son riche cousin, le Duc de Nevers pour s’approprier ses biens.

 

Ce dernier ayant épousé en secret, Isabelle de Calus qui lui a donné une fille, Aurore.

 

Le Duc de Nevers mortellement blessé, confie Aurore à son ami Henri de Lagardère qui fait serment de le venger et de prendre soin de l’enfant. Avant de mourir, le Duc apprend à Henri, son célèbre coup d’épée, la botte de Nevers.

 

Les années ont passées, Gonzague a épousé Isabelle et compte bien obtenir la succession de Nevers. C’est sans compter sur Lagardère qui réapparaît sous les traits d’un mystérieux bossu …

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LE CAPITAN :

 

 

 

Réalisation : 1960 – Durée 2H00.

 

Genre : Cape et d’épée.

 

 

Scénario : Jean HALAIN, et André HUNEBELLE d’après le roman de Michel ZEVACO.

 

Dialogues : Jean HALAIN

 

Réalisateur : André HUNEBELLE

 

Chef(s) Opérateur(s) : Marcel GRIGNON.

 

Musique : Jean MARION

 

Distribution : Pathé.

 

 

Acteurs : Jean MARAIS, André BOURVIL, Arnoldo FOA, Elsa MARTINELLI, Pierrette BRUNO, Lise DELAMARE, Jacqueline POREL, Guy DELORME, PIERAL, Marcel PERES, Paul PREBOIST, Christian FOURCADE, Jean-Paul COQUELIN, Annie ANDERSON, Elisabeth FANTI, Françoise DELDICK, Jean BERGER, Robert PORTE, Raphaël PATORNI, Louis ARBESSIER, Henri COUTET, Georges MONTANT, Jean BLANCHEUR, Benoîte LAB, Bernard MUSSON, François NADAL, Alain JANEY, André BONNARDEL, René ROUSSEL, Pierre DUROU, Edmond TAMIZ, Michel ARENE, Jean-Michel ROUZIERE, JONNY-MARY.

 

 

 

 

 

Résumé : Pendant la jeunesse de Louis XIII, au 17eme siècle, un jeune noble, François de Capestan, surnommé « Le Capitan », arrive à Paris avec son fidèle compagnon. Il est amoureux d’une belle inconnue, qui lui a sauvé la vie, et qui n’est rien d’autre que la fille du Duc d’Angoulême.

 

Il se trouve mêlé aux intrigues de la cour et devra s’opposer aux sbires de l’infâme Concini qui conspire contre le jeune Roi.

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André Hunnebelle et André Bourvil.

 

 

 

A suivre ….

 

 

30/01/2008

GRAND PRIX DU CINEMA POUR LA JEUNESSE.

    GRAND PRIX du CINEMA pour la JEUNNESSE – 1956 à 1960 :

A part en 1947, à Cannes ou je le rappel mon père Charles DAUTRICOURT était Secrétaire Générale Adjoint, le C.F.C.J avait organisé, dans le cadre du Festival International du Film, une journée du « Cinéma pour la jeunesse » et ou fût pour la première fois décerné un prix pour un film pour la jeunesse :

Les Enfant du Capitaine Grant,

Ce cinéma, n’était pas vraiment récompensé, il faudra attendre 1960 pour qu’enfin  la France organise les Rencontres Internationales du film pour la Jeunesse à Cannes. 

Aussi et pour remédier à cette lacune, Charles DAUTRICOURT créera en 1956,  le Prix du cinéma pour la jeunesse auquel il donnera l’année suivante, le nom de Prix Marie Lahy-Hollebecque en souvenir de sa disparition  le 27 Janvier 1957, 

Le premier à obtenir cette récompense, sera, Albert LAMORISSE pour son film, Le Ballon Rouge.

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Court métrage de 1956, d’une durée de 0H35.

Réalisateur : Albert LAMORISSE

Chef Opérateur : Edmond SECHAN (l’Oncle du chanteur Renaud).

Musique : Maurice LEROUX.

Montage : Pierre GILLETTE.

Son : Pierre VUILLEMIN.

Interprètes : Pascal Lamorisse, Renée Marion, Georges Sellier, Renaud, Sabine Lamorisse, Wladimir Popof, Thierry Séchan, Michel Pezin.

Distribution : Jeannic Films.

Récompenses : Prix Louis Delluc 1956 – Médaille d’Or du Cinéma Français 1956  - Palme d’Or Festival de Cannes 1956 – Prix Marie Lahy-Hollebecque 1956.

Résumé : Un garçonnet de six ans, Pascal, décroche sur le chemin de l’école, un ballon rouge accroché sur un réverbère.

Le ballon le suit partout comme un animal fidèle, l’attend, le rejoint, lui fait des farces, en cette longue promenade dans les rues de Paris.

Puis, c’est le drame, une bande de vauriens poursuit le petit garçon et son ballon, le bombardent de cailloux, et c’est la scène tragique de l’agonie du ballon rouge qui se dégonfle lentement.

Tandis que l’enfant pleure sur son ballon crevé dans un triste terrain vague, de partout, arrivent des ballons de toutes les couleurs, qui s’envolent dans le ciel en une longue cohorte multicolore et arrivent de toute part au-dessus de l’enfant ébloui qui s’accroche à leur grappe  et s’envole avec eux dans le ciel de Paris.

Après Crin Blanc, Albert Lamorisse signe là, une œuvre majeure du cinéma pour enfants.

          

                                          

En 1957, le Prix sera décerné à Edmond Séchan pour son film : NIOK l’éléphant.

Edmond Séchan, directeur de la photographie pour « Le monde du Silence », « Crin Blanc » et le « le ballon Rouge » signe ici, son premier film dont il a écrit le scénario.

Pour la deuxième fois donc, c’est dans la salle Jules Ferry du Musée Pédagogique National qu’est remis son prix à Edmond Séchan. Un éléphant d’Or remis par Myrtille Lahy-Hollebecque, ainsi qu’un éléphant tout blanc sculpté par le jeune Bruno Franceschi.

Réalisateur : Edmond Séchan

Scénario : Edmond Séchan

Assistant de réalisation et prises de vues : Pierre Goupil.

Musique : Claude Arrieu.

 

Montage : Georges Aléppee.

 

Production : Intermondia Films.

 

Récompenses : Prix de la sélection française au Festival de Cannes 1956 – Prix Marie Lahy-Hollebecque 1957.

 

Résumé : Au Cambodge, Niok, un jeune éléphant vit paisiblement parmi les siens. Les chasseurs qui rodent dans les parages dispersent le troupeau et Niok est amené au village. Très vite  un jeune garçon du nom d’Ayot devient son ami et tout deux partagent de longs moments ensemble. Au village, on trouve le jeune éléphant bien encombrant et, il est vendu à un riche marchant chinois pendant l’absence d’Ayot que son père a envoyé garder les buffles.

 

Le petit éléphant est emmené jusqu’aux rives du fleuve, enfermé dans une cage puis embarqué sur un bateau.

 

Le petit Ayot retrouve sa trace et réussit à faire s’échapper son ami pendant la sieste de ses gardiens.

 

Mais Ayot a compris qu’il ne peut garder indéfiniment le jeune éléphanteau et après avoir traversé le Temple, il le mène au abords de la forêt et la, Niok en courant vers les siens, disparaît bientôt et le petit Ayot reste seul.

 

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En 1958, c’est au tour de Roger PIGAUT de recevoir le Prix pour son excellent film : LE CERF-VOLANT DU BOUT DU MONDE.

 

Film Franco-chinois de 1958, durée 82 minutes.

 

Réalisateur : Roger PIGAUT/ WANG KIA-YI.

 

Scénario : Roger PIGAUT/ Antoine TUDAL / WANG KIA-YI.

 

Directeur photographie : Henri ALEKAN.

 

Musique : Louis BESSIERES et TUAN SE-TCHOUNG.

 

Interprètes : Patrick de BARDINE, Gérard SZYMANSKI, Guy DELORME, Sylviane ROZENBERG, Gabrielle FONTAN, Claire GERARD, Roger PIGAUT, Charles VISSIERES, M HOA, TCHEN MING-TCHEN, LOU P’UNG, YUANG DI-WANG, YING GHI-YUN, Annie SOREL, Henri BLANCHARD, Raphaël HASSAN, Georges DESPLACES.

 

Récompense : Prix Marie LAHY-HOLLEBECQUE 1958.

 

Résumé :

 

Une bande d’enfants de la Butte Montmartre, découvre par un bel après-midi de vacances, un magnifique cerf-volant chinois accroché en haut d’un arbre. Pierrot le chef du groupe, aidé de sa sœur Nicole,  et, aidés des pompiers, récupère le cerf-volant. Pendant ce temps, Bébert se croyant plus malin, est parti chercher une échelle. A son retour, il est furieux de constater que les autres ont le cerf-volant, en arrache la queue et s’enfuit avec. Il emporte ainsi un fragment du message que portait le cerf-volant : l’adresse de l’expéditeur, un jeune chinois de Pékin Song Tsiao Tsing.

 

L’antiquaire chinois du quartier les aide dans cette traduction.

 

Pierrot et Nicole fatigués par ces péripéties, s’endorment. Pierrot rêve, le magicien chinois qui orne le cerf-volant, et dont l’antiquaire lui a révélé les pouvoirs, apparaît, il s’appel Souen Wou K’ong, et sur leur lit devenu magique ils s’envolent vers Pékin à la recherche du petit chinois. Ils y atterrissent, l’escorte de l’Empereur défile devant eux, Pierrot interpelle les guerriers pour avoir l’adresse de Tsiao Tsing,  ces derniers, la pique en avant, poursuivent Pierrot qui pris de panique fuit et tombe. Lorsqu’il se relève, il est seul, le magicien apparaît dans un arbre, ricanant. Il donne à Pierrot une bille magique qui doit l’aider à retrouver  le petit chinois. Le rêve se poursuit ainsi par de nombreux rebondissement, Bébert toujours aussi hargneux,  se transforme en méchant Empereur suite au souhait de Pierrot qui lui a jeté un sort avec la bille magique….

 

On retrouve Pierrot à Montmartre racontant son rêve à ses copains émerveillés. Bébert apparaît, la bande menaçante l’entoure, mais celui-ci est venu faire la paix, aidé par l’antiquaire, il a répondu à Tsiao Tsing et il ne reste qu’a signer et Nicole postera la lettre qui unit dans l’amitié ces petits Français à un enfant chinois.

 

A Pékin, c’est jour de fête, le ciel est rempli de magnifiques cerfs-volants,  Tsiao Tsing va lancé le sien, Pierrot qui se faufile dans la foule reconnaît le dessin. Il retrouve enfin son ami chinois et tout deux regarde s’éloigné dans le ciel de Pékin, ce Cerf-volant du bout du Monde. …

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A suivre…

 

   

 

 

 

 

 

 

24/01/2008

13 - CINE-JEUNES

medium_011.2.gifPoursuivant l’effort de CINE-JEUNES, fondé en 1936 par MME LAHY-HOLLEBECQUE, le COMITE FRANÇAIS DU CINEMA POUR LA JEUNESSE , approfondit son action en faisant de la publication  en 1955 date de sortie du premier numéro de CINE-JEUNES,  le lien commun  pour que naisse,  enfin en France, UN VRAI CINEMA POUR LA JEUNESSE.

 

 

C’est donc sous la Direction de MME LAHY-HOLLEBECQUE, et de Charles DAUTRICOURT, Secrétaire de rédaction, que sort le Bulletin trimestriel du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse  : CINE jeunes.

 

 

Une photo de la collection Maurice BESSY, LE GOSSE (The Kid) de Charlie Chaplin illustrera la première de couverture du bulletin et cela,  pendant toute la durée de sa publication.

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Ce bulletin, d’une quinzaine de pages à ses débuts, et qui, par la suite aura jusqu’à 32 pages, est constitué :

-         D’un Editorial,

-         D’articles de réflexions sur le cinéma pour la jeunesse,

-         De fiches de documentation sur les films distribués par le Comité, par exemple dans le premier numéro, nous trouverons la fiche de RANGO de B. SCHOEDSACK, un film genre, documentaire romancé, sur la faune et la flore dans la jungle de Sumatra, région encore fermée à toute pénétration étrangère lors de la réalisation de ce film en 1932.

       - Un commentaire sur le film « REVE DE NOEL » de Borivoj Zeman,  Grand Prix International du Festival du Cinéma – Cannes 1946.

Un film de court métrage, en noir et blanc, film original qui associe des personnages humains et des poupées animées.

       - Les résultats d’enquête,  faite pendant une saison  auprès d’enfants d’une région,  sur les films qui leur ont été présentés.

Ces questionnaires imprimés distribués aux enfants en début de projection,  étaient une source importante de renseignements car, qui mieux que ces jeunes spectateurs pour répondre de leurs sensations, de leurs émotions, de leurs réflexions. Ils constituaient pour le Comité, une précieuse possibilité : celle de mesurer la portée de ces spectacles et contrôler les résultats de son action.

 

 

Au décès de MME Marie LAHY-HOLLEBECQUE, en Janvier 1957, la Direction du Bulletin sera confiée à Charles DAUTRICOURT.

 

 

Au premier trimestre 1959, le bulletin deviendra la Revue du Cinéma pour la Jeunesse.

 

 

Ce numéro 17, paraîtra avec une nouvelle couverture un peu plus moderne tout en conservant son identité avec la photo de Charlie Chaplin.

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14/01/2008

12 -CREATION DE LA CINEMATHEQUE.

 

 

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Continuons donc la vie de Charles DAUTRICOURT à travers sa passion : Le Cinéma pour les jeunes.

 

Le Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse est crée, c’est très bien, encore faut-il le faire vivre. Nous avons vu dans l’article précédent que les films pour la jeunesse étaient pratiquement inexistants. De plus il faut le faire connaître.

 

Tout d’abord, il est agrée par le Ministère de l’Education Nationale, chose très importante car cela lui permettra d’obtenir des subventions indispensables à sa viabilité.

 

Il faut  réunir dans son sein toutes les organisations et les personnalités susceptibles de s’intéresser à cette initiative, en particulier les Mouvements de jeunesse, les Centres de loisirs, les éducateurs, les écrivains, les artistes, les cinéastes.

 

A la faveur du mouvement d’opinion ainsi créé, d’établir un plan de production, en fondant :

a) un « Centre d’études » composé de techniciens du cinéma et de psycho-pédagogues dont la mission sera de rechercher les caractéristiques des films destinés aux enfants et aux adolescents.

 

b) Une Commission chargée de susciter et de contrôler les scénarios devant faire le sujet des films pour la jeunesse.

 

c) Une Commission chargée de susciter la production de films spéciaux.

 

Commissions de travail siégeant au sein du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse  :

 

 

Commission d’Etudes et de Recherches Psychopédagogiques :

 MME Lahy Hollebecque.

Commission d’Etude des Scénarios : M. Maurice Hilero.

Commission de Programmation : M. Charles Dautricourt.

Commission de Diffusion : M. Raoul Dubois.

Commission d’Etudes des Moyens de production : M. Roger Blanc.

Commission des Relations Internationales : M. Lebrun.

Commission Presse et Propagande : M. Paul Chwat.

 

Il faut comprendre que ces films doivent pouvoir être projetés partout (écoles, patronages, colonies de vacances, etc.…). Donc ne pas avoir de connotations ni politique, ni religieuse.

Les municipalités pouvant être politiquement de bords différents, il s’agissait donc de ne heurter personne. (Difficile par exemple de passer DON CAMILLO !!!).

 

La base de la cinémathèque comprendra bien sur des dessins animés, des comiques, des petits documentaires et courts métrages.

 

Pour les comiques, le cinéma américain est prolixe en la matière, ce n’est pas les acteurs qui manque : Laurel et Hardy, Charlie Chaplin, Harold Lloyd, Mac Sennett, Max Linder, les Marx Brothers ect…

 

Pour les dessins animés, bien sur il y a Walt Disney, mais en France, nous avons Jean Image qui fait des merveilles ( Rhapsodie de Saturne ) , Bob Zoubowitch avec son film de poupées animées : Le Briquet Magique, Omer Boucquey avec un dessin animé en technicolor : CHOUPINET, et les pays de l’Est ne sont pas non plus à la traîne dans ce domaine. Nous ne pouvons malheureusement pas les citer tous ici, la liste serait trop longue et trop de monde oublié.

 

Pour les documentaires et courts métrages, il en est de même.

 

Quelques programmes du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse en 1948 :

 

Les Enfants du Capitaine Grant et un Charlot – Eléphant Boy et un comique – Sans Famille et un Documentaire – Cendrillon et un Charlot – Emile et les Détectives et un Comique ect…

 

La constitution de la cinémathèque se fera petit à petit, la production cinématographique française comprenant que la jeunesse était  un immense vivier de spectateurs et qu’il fallait produire de beaux et bons films.

A suivre...

 

 

 

 

08/01/2008

11 - LE CINEMA ET L'ENFANT.

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Article écrit par Charles DAUTRICOURT et paru dans la revue MASQUES en Novembre 1946 rendant hommage à mesdames Sonika BO et Lahy Hollebecque, pionnières dans l'introduction en France du Cinéma pour les jeunes.  C’est suite à cet article que C. DAUTRICOURT a fondé le Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

 

 En France, nous avons actuellement un théâtre changeant son programme deux fois par an, quelques spectacles non réguliers de marionnettes et, environ quatre séances de Cirque, autant qu’il soit prouvé que le spectacle de la piste, tel qu’il est conçu aujourd’hui (il tend à se rapprocher de plus en plus du music-hall) réponde encore aux aspirations enfantines.

 

 

La race des clowns se perd et si elle est encore représentée dans chaque composition de programme, il nous faut malheureusement constater que la place des Augustes diminue de saisons en saisons. Or, pour les gosses, le cirque, c’est avant tout : Les Clowns.

 

 

Pourtant ne chicanons point et admettons que, Théâtre de Marionnettes et Cirque réunis offrent à nos petits dix après-midi récréatifs par an …. Avouons que c’est fort peu et qu’un problème important se pose : LE SPECTACLE POUR ENFANTS.

 

 

Dans notre monde moderne où l’enfant comme l’adulte a le droit de bénéficier des  découvertes de son siècle, est né un art nouveau, un spectacle neuf, aux ressources exceptionnelles, aussi bien dans sa forme que par ses moyens extraordinaires de diffusion : LE CINEMA.

 

 

Le Cinéma, d’abord Images, puis Images et Son, et enfin Images, Sons et Couleurs, contient si elles sont judicieusement utilisées, toutes les possibilités de création d’un spectacle complet pour enfants.

 

 

Pour ces êtres jeunes, aux sens particulièrement en éveil, à l’imagination fertile, ce magnifique moyen d’expression qu’est le film peut être, mêmes sous son aspect purement récréatif, un élément important d’éducation.

 

 

Mais, d’autre part, et en dehors de toutes considérations politiques ou religieuses, il est indiscutablement prouvé que s’il n’a pas été spécialement produit pour l’enfant, le film risque d’être, par sa puissance d’expression même, un grand danger. L’esprit de l’enfant  déforme et transforme dans des proportions insoupçonnables certaines images ou situations, et ses réactions sont totalement différentes de celles des adultes.

 

 

Le problème du Cinéma d’enfants a déjà retenu l’attention de plusieurs pays étrangers. L’U.R.S.S. possède actuellement dans chaque ville une salle pour enfants ; une grande quantité de films spécialement produits pour la jeunesse y est distribuée.

 

 

L’ANGLETERRE de son côté, a entrepris depuis environ dix-huit mois, une production de cet ordre et dès à présent une cinquantaine de films (longs et courts métrages) peuvent être utilisés.

 

 

La France, jusqu’ici, n’a bénéficié que de l’initiative privée : de deux femmes, Madame Sonika BO et Madame Lahy Hollebecque, qui, depuis de longues années, se sont attachées à l’Enfance au Cinéma.

Malgré les difficultés énormes auxquelles elles se sont heurtées, elles ont accompli une œuvre riche d’enseignements et c’est au travers de leur travail, de leurs observations et de leur expérience, que des bases solides peuvent s’établir pour une organisation future.

 

 

Madame Sonika BO fondait en 1932, le " CLUB CENDRILLON " réservé aux enfants de six à douze ans. Malgré la pauvreté des moyens causée par le manque de films, elle réussissait à force d'opiniâtre persévérance, à constituer ses programmes et à donner quatre séances par semaine.

De 1940 à 1945 elle interrompit son action pour la reprendre avec encore plus d'acharnement au lendemain de la Libération. Actuellement, chaque Jeudi et Dimanche, elle présente, dans la salle toujours comble du Musée de l'Homme, des programmes choisis pour ses petits amis. En outre, elle se déplace dans les quartiers de Paris pour les enfants des écoles, et en province. Lyon, Lille, La Corrèze, La Dordogne et la Côte d'Azur ont déjà reçu sa visite.

 

 

Le succès extraordinaire de ses projections (qui ne bénéficient jamais de publicité) démontre l'indispensable nécessité de ces séances.

Chacun de ces programmes est rigoureusement dosé. Elle affirme que les enfants de six à dix ans ne supportent pas les films de long métrage qui demandent une attention soutenue et dont l'intrigue trop longue les fatigue. C'est comme si (dit-elle) vous donnez à lire d'un seul trait un livre de deux cents pages à un enfant de huit ans.

 

 

Madame Lahy Hollebecque de son côté dirige son action vers les enfants de dix à quinze ans. Assistée de quelques amis bénévoles, elle fonde en  1936 l'Association "CINE JEUNES" organisme de diffusion et d'organisation cinématographique pour enfants.

 

 

Jusqu'à ce jour, grâce à ses efforts et à son infatigable activité, elle a pu donner un nombre important de séances à Paris, Banlieue et Province.

 

 

Pour les programmes que je dois projeter aux enfants de cet âge, dit-elle, il est nécessaire d'avoir en première partie un documentaire et un comique, puis en seconde partie, un film romancé d'une heure à une heure quinze au maximum.

Pour le documentaire et le comique, la solution est relativement facile, mais les films de seconde partie me font totalement défaut, à part quelques productions étrangères que je peux louer comme "Capitaine Courageux" ou le Petit Lord Font Leroy", il n'y a rien.

 

 

Madame Lahy Hollebecque fait observer d'autre part que les enfants, entre dix et quinze ans, ne supportent pas le sous-titrage.

Souhaitons, pour terminer, que de rapides réalisations se manifestent dans ce domaine pour que les Enfants de France bénéficient bientôt d'un cinéma à leur dimension.

                                                                      

 

Charles DAUTRICOURT

 

 

 

Il est intéressant de constater qu'aujourd'hui soit soixante ans plus tard la plus grande partie de ces propos soient toujours d'actualité. Bien sur les choses ont changées et évoluées, malheureusement pas toujours dans le bon sens car si les moyens mis à la disposition des jeunes sont source d'un progrès non contestable, la finalité par contre l'est d'avantage.

"L’esprit de l’enfant  déforme et transforme dans des proportions insoupçonnables certaines images ou situations, et ses réactions sont totalement différentes de celles des adultes."

 

Son Fils. (c'est moi) comme le chocolat !!!

04/01/2008

10 - LE COMITE FRANCAIS DU CINEMA POUR LA JEUNESSE.

 

 

medium_007.2.gifCrée par mon Père, Charles DAUTRICOURT en Février 1947, ce dernier disait, «  pourquoi refuser aux jeunes la possession de cinémas et de films selon leurs goût alors qu’on leur consacre en propre des pièces de théâtre, des jeux et toute une littérature ? ».

 

Il faut rappeler qu’à cette époque,  pas de télévision et encore moins de jeux vidéos.

 

 

Le cinéma est né d’un coup, suite à l’invention des Frères Lumière en 1895, comme un phénomène spontané. Enivrés par leurs incessantes conquêtes et par l’adhésion d’un public toujours plus nombreux, ses animateurs ont omis de suivre ses répercussions sur le comportement des hommes et la vie des sociétés. Ainsi ont-ils ignoré certains de ses ravages.

 

 

Le moment était donc venu de réparer cet oubli et de procéder à une enquête. Ne le voudrait-on pas, que le chiffre très élevé des condamnations pour « faits de cinéma »  devant les tribunaux d’enfants en ferait une nécessité. En poursuivant la recherche, on verra que si l’enfant est victime du cinéma, la faute en revient d’une part aux films qui, n’étant pas faits pour lui, altèrent sa vision du monde, de l’autre, aux images dont le pouvoir moteur le poussent à imiter les actions répréhensibles dont il vient d’être le témoin. (Ce qui était vrai en 1947, l’est encore aujourd’hui !!!)

 

 

C’est pour réduire le mal, lui substituer des éléments d’activité normale et joyeuse, que le COMITE FRANÇAIS DU CINEMA POUR LA JEUNESSE s’est constitué.

 

 

LES BUTS DU COMITE ETAIT :

1)      Sur le plan théorique :

      De délimiter les différents domaines de Cinéma par catégories d’âges et de mentalités, et de monter qu’à chaque étape de la croissance humaine correspondent des thèmes ainsi que des formes d’art et de présentation appropriés.

 

 

2)      Sur le plan pratique :

A) De grouper en un vaste mouvement national tous ceux que le problème de la jeunesse et du cinéma préoccupe ou intéresse.

B) De créer pour la jeunesse française un cinéma à sa dimension en concourant à la création d’un « Secteur cinématographique spécialisé » pour les jeunes et en suscitant la « production » de films adaptés à leur psychologie et à leurs goûts.

     

 

       

      3) Sur le plan de l’action :

            A) De réunir en son sein toutes les organisations et les personnalités susceptibles de s’intéresser à cette initiative, en particulier, les éducateurs, les écrivains, les artistes, les cinéastes.

            B) D’assurer la plus large diffusion aux films destinés aux jeunes, par l’établissement de salles et de séances spécialisées, de circuits nationaux, de films de 16 mm pour les séances rurales.

            C) Enfin, de faciliter les échanges internationaux de ces films pour la jeunesse grâce à un contact étroit et permanent avec les organismes similaires de l’étranger.

 

 

Qu’on ne croie pas que de tels films manqueront d’attrait et n’atteindront qu’un public restreint, risquant ainsi de ne pas amortir leurs frais.

 

 

 

 

Au contraire. Le public des adultes, toujours séduit par la fraîcheur et la fantaisie, ainsi qu’en témoigne le succès d’Alice au Pays des Merveilles, d’Emile et les Détectives, de Pinocchio, leur sera assuré. Quant à celui des enfants, il se développera sans cesse à travers le monde. En effet, l’enfant est non seulement un « client toujours prêt et passionné » qui, par voie de persuasion devient le meilleur agent de publicité, mais (si l’on peut dire) « un client éternel », les générations se succédant sans relâche, porteuse des mêmes curiosités et des mêmes enthousiasmes.

 

 

 

 

 

Quand aux thèmes, ils seront à l’infini. Car si l’aventure est son plus cher domaine, l’enfant aspire aussi à parcourir la multitude des terres inconnues qui, un jour, composeront sa conception du monde.

La technique elle-même tirera profit de la destination de tant de films expressifs à un jeune public. Elle devra s’adapter, pour y gagner en souplesse, à cette forme particulière de la mentalité juvénile qui, mélangeant ou juxtaposant l’imaginaire au réel, utilise le rêve, l’imprévu et la fantaisie pour la conquête du vrai.

 

 

 

Tel était le but du Comité. Il vivra sur ces bases pendant plus de 40 ans en donnant au fur et à mesure de la production cinématographique de grandes joies et une envie sans cesse renouvelée aux jeunes d’aller au cinéma.

Charles DAUTRICOURT voua sa vie à cette entreprise et il donna au cinéma pour les jeunes, ses lettres de noblesses, la preuve en est aujourd’hui par l’immense production réalisée.

 

 

 

Bien sur, la fondation de ce Comité, demanda une structure solide en des personnes engagées pour qu’il vive aussi longtemps.

                                              

 

 

 COMITE D’ORGANISATION

M. le Docteur Henri Wallon                                    Professeur au Collège de France, Président du        Comité Français de Cinéma pour la Jeunesse.

M.LEBRUN                                                 Directeur du Musée Pédagogique, Vice-président du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

 

MME LAHY-HOLLEBECQUE                  Vice-présidente du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

 

M. Charles DAUTRICOURT                     Secrétaire Général du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

 

M. Raoul DUBOIS                                       Secrétaire du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

 

 

 

COMITE D’HONNEUR

M. FOURRE-CORMERAY                        Directeur du Centre Nationale de la Cinématographie Française, Président d’Honneur du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

 

M. le Docteur PICAUD                               Maire de Cannes.

 

 

M. FAVRE LE BRET                                  Secrétaire Générale du Festival de Cannes.

 

 

M. René CLAIR                                          Réalisateur de films.

 

 

M. Jean GREMILLON                               Président du Syndicat des Techniciens.

 

 

M. Henri JEANSON                                    Président du Syndicat des Scénaristes.

 

 

M. Gaston MODOT                                    Acteur.

 

 

M. Pierre RENOIR                                      Président de la Fédération Nationale du Spectacle.

03/01/2008

9 - LE FESTIVAL DE CANNES 1947.

 

medium_Cannes_1947.jpg

 

medium_j0315661.jpgEvidemment, ce festival 1947 me tiens particulièrement à coeur et pour cause, mon Père, Charles DAUTRICOURT en est le Secrétaire générale adjoint auprès de M. Robert FAVRE-LEBRET, Délégué général du festival. En sommes, c'est presque un souvenir de famille ...

 

 

 

Nous voici donc en Septembre 1947 (du 12 au 25). Le Palm Beach étant devenu trop petit, M. le Docteur Picaud,  Maire de Cannes, a mis en chantier le nouveau Palais du Festival, appelé Palais de la Croisette.

 

medium_Le_Palais_de_la_Croisette.jpg

 

 

 

La veille de l'inauguration, nous sommes encore dans les plâtras, et il faudra qu'une armée d'ouvriers travaille toute la nuit pour qu'au soir de la première, ce soit une salle superbe et confortable qui s'offre aux invités stupéfaits.

 

 

 

L'endroit est spacieux, les fauteuils d'un grand confort, les murs sont ornés d'une draperie grise du plus bel effet.

Tout n'est pas terminé pour autant, le palais est couvert par un toit provisoire, qui s'envolera lors d'un violent orage. Le Casino Municipal servira de relais pour le bal de clôture.

 

 

 

 

1947, ne fût pas le "Grand" festival. Cette année là, un trop grand nombre de manifestations cinématographiques ont lieu (Venise,  Bruxelles, Locarno) et, surtout, il s'ouvre beaucoup trop tard.

 

Un mois plus tôt il y avait à Cannes de grandes vedettes comme Orson WELLES, Chico MARX, Wallace BERRY, Greta GARBO , Ray MILLAND etc...

 

 

 

Néanmoins tous ne sont pas partis, Maurice CHEVALIER, cicérone officiel du festival, Jean MURAT, René SAINT-CYR, Martine CAROL, DALIO, Michèle MORGAN, Henri VIDAL, Charles VANEL et bien d'autres sont présent.

 

La haute couture y est représentée par la présence de Germaine LECOMTE, la créatrice à la mode à cette époque, qui se fera un plaisir d'habiller ma Mère lors de cette manifestation.

De grands noms sont également présent comme le Duc de WINSOR,Vincent SCOTTO, Melle WORMS de la banque WORMS etc...

 

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Le jury distribue cette année la, les prix par catégories.

 

Films psychologiques et d'amour : Antoine et Antoinette, de Jacque BECKER.

 

 

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Films d'Aventures et Policiers : Les Maudits, de René CLEMENT.

 

Films Sociaux : Cros Fire, d'Edward DMYTRYK (E.U).

 

Comédies musicales : Ziegfield Folies, de Vincette MINELLI  (E.U).

 

Dessins animés : Dumbo, de Walt DISNEY (E.U).

Et, une mention particulière pour : Mon propre bourreau, d'Anthony KIMMINS(G.B), et Eternel Mirage, d'Ingmar BERGMAN (Suède).

 

 

 

 

C'est aussi la première fois que le cinéma pour la jeunesse et représenté. Mon Père Charles DAUTRICOURT a, avec quelques grandes personnalités dont nous reparlerons dans un prochain article, crée le COMITE FRANCAIS DU CINEMA POUR LA JEUNESSE le 3 Septembre 1947.

Le festival de Cannes présentera donc cette année là, en grande première, au Casino Municipal :

                                     

Les Enfants du Capitaine Grant.

 

Et l'on prend rendez-vous pour l'année suivante mais, en 1948 l'argent manque dans les caisses et le festival n'a pas lieu.

 

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 Au premier rang, Melle WORMS (Banque WORMS)

 Au deuxième rang et de gauche à droite, J.P MAUCLAIR, Martine CAROL, Jean MURAT

               Au fond à gauche en spencer blanc, le doigt tendu, Charles DAUTRICOURT.

 

 

 

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Parade de vedettes sur la Croisette

30/12/2007

8 - LE FESTIVAL DE CANNES 1946 .

medium_Cannes_1946.jpg

medium_j0341526.jpgNous sommes le 20 Septembre 1946, il est 21 heures est c'est à cet instant que s'ouvre, à Cannes, le premier"second" Festival international du film sous la présidence de Georges HUISMAN.

 

 

 

 

 

Petite anecdote, le Ministre Robert LACOSTE déclare ouvert le "Salon de l'agriculture". Un joli lapsus quand on sait que les lauriers seront nombreux ....

 

 

 

 

 

De magnifiques festivités accompagnent l'ouverture du festival : défilé de chars, corso fleuri,  feux d'artifice.

 

 

 

 

 

La Marseillaise est chantée par Grace MOORE au Grand Hôtel, drapée dans une magnifique robe décorée de notes de musique.

 

 

 

 

 

Plus de deux cents participants et onze pays présentent leurs films parmi lesquels quelques beaux chefs-d'oeuvre :

 

 

 

 

 

Rome Ville ouverte, de Roberto ROSSELLINI, Les Enchaînés, d'Alfred HITCHCOCK, dont on inverse deux bobines !!!

Ce n'est pas cela, qui fera oublier le plus long baiser de l'histoire du cinéma entre Cary GRANT et Ingrid BERGMAN.

 

 

medium_Ingrid_Bergman_et_Cary_Grant_dans_Les_Enchainés_d_Alfred_Hitchcock_en_1946.jpg

 

 

 

 

 

Seront également présentés, Hantise, de Georges CUKOR, Brève Rencontre, de David LEAN, The lost Week-end (Le poison), de Billy WILDER, Gilda de  Charles VIDOR, Partie de Campagne de Jean RENOIR, et bien d'autres encore.

 

 

 

 

 

Tout participant recevra un prix.

 

 

 

 

 

Le Prix du jury international sera attribué à :

La Bataille du Rail de René CLEMENT, ce dernier obtiendra également le Grand Prix international de la mise en scène.

 

 

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Le prix de la meilleure interprétation féminine est attribué à Michèle MORGAN, de Jean DELANNOY, pour son rôle d'aveugle dans la Symphonie Pastorale avec Pierre BLANCHAR.

Une composition remarquable pour les plus beaux yeux du cinéma français ...

 

 

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medium_La_Symphonie_Pastorale.jpg

 

 

 

 

 

Meilleure interprétation masculine pour Ray MILLAND, dans The lost Week-end (Le poison).

 

 

 

 

 

Le prix du Comité international des arts et des lettres pour le cinéma est attribué à Jacques Yves COUSTEAU, pour son films Epaves.

 

 

 

 

 

Une petite ombre à ce tableau, la mort d'un grand acteur : RAIMU

 

 

Les photographes s'en donnent à coeur joie et "mitraille" sur la plage, des starlettes dans des tenues pour le moins légères.

 

 

 

 

 

Dans cette première grande manifestation d'après-guerre, le tourisme et le cinéma sont en accord parfait et déjà, nous attendons la suite l'année prochaine ...

29/12/2007

7 - LE CINEMA FRANCAIS EN DANGER

 
medium_film_014.gif

La publication de l'arrangement cinématographique franco-américain signé le 28 mai 1946 plus connus sous le nom d'accords "BLUM-BYRNES", imposent un contingentement aux films américains importés en France.

 

 

A ce sujet M. J.P Forgerais, président du Syndicat des producteurs de films, a déclaré que ces accords constituaient pour le cinéma français, un très grave danger risquant même de devenir mortel.

 

 

 

En contrepartie d'une remise de dette et de l'ouverture d'un nouveau crédit pour la France, ces accords ouvrent largement l'accès du cinéma Américain à nos salles de cinéma.

 

 

 

La France est un important pays producteur de films et son industrie tant sur le plan artistique que culturel, occupe une place de choix. Pour mémoire, avant 1939, la France réalisait un total d'environ 120 films de long métrage par année.

 

 

 

Comme tous les pays producteurs, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne, le cinéma Français avait dû prendre des mesures de protection contre la concurrence étrangère et tout particulièrement, contre celle d'Hollywood qui sortant annuellement près de 500 films de ses studios risquait, si l'on n'en limitait pas l'importation, de prendre sur notre propre marché, une grande partie de la production nationale.

 

 

 

Il faut savoir, en effet, que les films réalisés outre-Atlantique arrivant en Europe étaient aux trois quart amortis par leur projection dans les près de 13.000 salles des Etats-Unis et du Canada, tandis que la productions Française essayait de récupérer ses frais pour les trois quarts par les recettes des 4.000 salles de notre territoire métropolitain.

 

 

 

Ces accords seront appliqués à partir du 17 août 1946.

 

 

 

Pétitions, comités de défense du cinéma français agitent la profession et les politiques, une image négative du cinéma américain et ainsi crée.

 

 

 

Cette agitation va aider et mobiliser la profession qui conduira à une révision des accords "Blum-Byrnes" et à la signature des accords de Paris le 16 Septembre 1948.

 

 

 

Une grande manifestation aura lieu le 5 janvier 1948 à Paris de la Madeleine à République. Une vidéo de l'époque ci-dessous montre l'ampleur de ce défilé.

En tête de cortège, vers la fin, ont reconnaîtra, Jean MARAIS et Romy SCHNEIDER entre autre.

 



28/12/2007

6 - LA GRANDE QUINZAINE DU CINEMA FRANCAIS.

medium_film_002.gifLe 4 Décembre, au cinéma NORMANDIE, s'est ouverte la projection d'une grande série de films français présentée par la Direction Générale de la Cinématographie, le Comité de la Libération du Cinéma Français, l'Institut des Hautes Etudes Cinématographiques. 

Cette importante manifestation, avait pour but de faire connaître aux représentants de nos pays alliés, réunis à PARIS, les meilleures films réalisés pendant l'occupation Allemande.

Il est possible de se rendre compte de la difficulté qu'on rencontré les réalisateurs de cette époque, en dehors des problèmes de matériels, leurs plus grands ennemis étant la censure de VICHY, et Allemande, sans oublier la propagande.

La liste des films présentés ci-dessous, donne une idée de l'impressionnante créativité de nos Auteurs et Réalisateurs de l'époque.

 

- NOUS LES GOSSES de Louis DAQUIN (1943)

- LA NUIT FANTASTIQUE de Marcel L'HERBIER (1941)

- LES VISITEURS DU SOIR de Marcel CARNE (1942)

- PONTCARRAL MARECHAL d'EMPIRE de Jean DELANNOY (1943)

- LUMIERE d'ETE de Jean GREMILLON (1943)

- GOUPI MAINS-ROUGES de Jaques BECKER (1942)

- LES ANGES DU PECHE de Robert BRESSON (1944)

- L'INEVITABLE M. DUBOIS de Pierre BILLON (1942)

- DOUCE de Claude AUTANT-LARA (1943)

- LE CIEL EST A VOUS de Jean GREMILLON (1943)

- CARMEN de CHRISTIAN-JAQUE (1943)

- HISTOIRE COMIQUE de Marc ALLEGRET (1942)

- LES ENFANTS DU PARADIS de Marcel CARNE (1944)

et enfin, L'ETERNEL RETOUR de Jean DELANNOY (1943).

 

Une bien belle brochette de films qui resterons pour la plupart le fleuron du Cinéma Français.

 

Je cite ici la rubrique de Noëlle ALEXANDRE dans son édito de l'époque

" Cette quinzaine cinématographique a remporté le succès qu'elle mérite. La salle du Normandie fût comble presque chaque soir et nous devons féliciter ses animateurs entre autre le sympathique Charles DAUTRICOURT qui se fit bien des cheveux blancs chaque soir à 5 heures. Une semblable initiative posait des problèmes pratiques difficiles à résoudre avec les actuels moyens disponibles." fin de citation.

 

Dans la photo ci-dessous, on pourra reconnaître au premier rang et de droite à gauche : Jean GREMILLON, Marlène DIETRICH, Jean GABIN (en militaire) Fernand GRAVEY.

Au deuxième rang : Charles DAUTRICOURT, Madeleine BLOMET, BERTHOMIEU (avec la cigarette).

medium_Numériser0005.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27/12/2007

5 - LA RESISTANCE.

Si le cinéma fait de la résistance face à l'ennemi, mon Père lui aussi participe activement à la libération de la France.

 

 

Engagé Volontaire en date du 18 Mai 1938 pour 3 ans. Affecté au Bataillon de l'Air 107 à Villacoublay, successivement, 2Eme Classe - Caporal - Sergent, il participe aux campagnes contre l'Allemagne du 2 Septembre 1939 au 24 Juin 1940. Il est démobilisé le 17 Mai 1941.  

 

 

Mais cela ne lui suffit pas, il entre dans la Résistance de 1943 à 1944 dans les FORCES FRANCAISES COMBATTANTES DE L'INTERIEUR. Le 1er Octobre 1943 il intègre le réseau "F2" Il est arrêté par la Gestapo le 10 Juillet 1944 à son adresse 27 Rue des Petites Ecuries - Paris 10eme.

 

 

Ma mère est absente à ce moment là et ne sera prévenue de l'arrestation de mon Père que le soir.  

 

 

Après interrogatoires et tortures, Rue des Saussaies, n'étant pas très bavard .... Il y perdra à peu près toutes ses dents! Il est incarcéré à Fresnes et interné ensuite au camp de Royal Lieu à Compiègne (FRONTSTALAG 122).   Pour la petite histoire, ces Messieurs de la Gestapo sachant très bien le sort qu'ils lui réservent, renvoient à ma Mère ses vêtements avec une lettre comme quoi il a été fusillé !!!

 

 

Il est déporté le 25 Août 1944 vers le camp de DACHAU. Il s’évade ce même jour en sautant du train et se réfugie chez des agriculteurs dans le village de MELICOQ d'ou il sera libéré le 2 Septembre 1944 par les troupes Alliées.

 Il rentre à Paris et après renseignements pris auprès de son ancienne concierge, apprend que ma Mère est retournée vivre chez ses parents à Neuilly (forcément, elle est veuve !!!).

 

 

Il traverse Paris la nuit après le couvre-feu, et se rend donc chez mes Grands-parents d'ou il est gentiment mais fermement éconduit par mon Grand-père qui ne le reconnaît pas (il à perdu plus de 20 kilos) et en plus, normalement il est mort ....   Enfin le lendemain ses affaires s'arrangent avec ma Mère heureuse de le retrouver. Il reste à la D.G.S.S. Réseau "F2" jusqu'au 30 Janvier 1945.   Que fait-il pendant ce temps-là ! :

Moi, je suis né le 12 Juillet 1945 .....  

P.S : Un grand merci à tout ceux qui comme lui, hommes, femmes et même enfants ont permis grâce à leur courage et souvent au risque de leur vie, de sauver et libérer notre pays.

 

 

medium_Forces_Françaises_Combattantes.jpg
medium_Service_de_Rensignements.3.jpg

 

 

PLAN DESSINE PAR LES RESISTANTS SUR LE TERRAIN        

DOCUMENT CHIFFRE                        medium_Plan_resistance_Besançon.jpg

medium_Document_chiffré_resistance.2.jpg

 

                                   
          

  Document de renseignements sur les transports de troupes et de matériels allemand

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CES DOCUMENTS AUTHENTIQUES N'ON PAS ETE TROUVES PAR LA GESTAPO, LORS DE L'ARRESTATION DE MON PERE.
CET IMPORTANT DOSSIER SUR PAPIER DE SOIE EST AUJOURD'HUI EN MA POSSESSION ET L'ON CONSTATE L'IMMENSE TRAVAIL REALISE PAR LES RESISTANTS ET L'IMPORTANCE DE CES RENSEIGNEMENTS POUR LE DEBARQUEMENT. 

26/12/2007

4 - LE C.L.C.F.

Le CLCF, Comité de Libération du Cinéma Français, fût crée en 1943.

Les membres :

 Pierre BLANCHAR - Président du CLCF.

medium_P.blanchar.2.jpg

 Louis DAQUIN - Secrétaire Générale du CLCF.

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 Jean PAINLEVE - Directeur Générale de la cinématographie Française.

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 Jacques BECKER.

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Jean-Paul LECHANOIS.

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Un film, "La Libération de Paris" est réalisé pendant ces événements.

Ce dernier sera commenté par Pierre BLANCHAR lors de sa projection le 29 Août 1944 au cinéma LE NORMANDIE !!! Comme par hasard.

C'est à la fois la libération de Paris et celle du Cinéma Français.

22/12/2007

3 - UN PEU D'HISTOIRE

medium_011.gifAvant le Festival de Cannes, existait la Mostra de Venise constituant la partie cinéma de la Biennale de Venise.

 

Fin 1930, compte tenu de l'ingérence gouvernementale Allemande et Italienne dans la sélection cinématographique de la Mostra de Venise, il fût décidé par Jean ZAY à cette époque, ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts et suite à une idée de Philippe ERLANGER, de faire concurrence à la Mostra par la création d'un festival cinématographique international qui se tiendrait à Cannes.

 

Louis LUMIERE en Juin 1939 accepte la présidence de ce premier festival (1er au 30 Septembre).

 

 

Sont sélectionnés pour la France :

 

- L'Enfer des Anges de Christian JAQUE

 

- La loi du Nord de Jaques FEYDER

 

 - L'Homme du Niger de Jacques de BARONCELLI

 

- La charrette fantôme de Julien DUVIVIER

 

Malheureusement le 1er Septembre pour l'inauguration, les Allemands entrent en Pologne.

 

N'oublions pas que ce fût le 3 Septembre 1939, la déclaration de guerre de la France et de l'Angleterre à l'Allemagne.

 

Un seul film sera projeté, QUASIMODO, de William DIETERLE, avec Charles LAUGTHON, et le festival est annulé.

 
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