logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

01/12/2007

27 - EPILOGUE.

Aujourd’hui j’ai partagé avec vous ce moment de vie, pour moi, rien n’est vraiment fini car atteint d’artériosclérose sévère, je subirais de nombreuses autres interventions et malgré un traitement lourd (morphine) je souffre.

 

Mais qu’est-ce la souffrance physique comparée au plaisir de vivre… 

 

Depuis cette aventure, j’ai eu 4 petits enfants, le dernier a six mois. J’ai une femme que j’aime et qui est bien courageuse de me supporter, car je ne suis pas drôle tous les jours.

 

Et de plus j’ai trouvé auprès de vous, un certain réconfort. Alors comme disait Pierre DAC, il vaut mieux être dans l’eau d’ici que dans l’Au-delà !!!!

 

Juste pour information, cette aventure médicale a coûtée la bagatelle de 23.000 € ?

 

Moi, à part mon téléphone et ma télévision, je n’ai rien payé….

 

J’ai un traitement qui coûte plus de 450 € par mois et je ne paye pas un centime !

 

Alors quand j’entends aujourd’hui des gens se révolter parce qu’il faut mettre un peu la main au porte monnaie pour la santé, qu’ils aillent voir dans d’autres pays.

 

Nous avons le meilleur système de santé du monde et sans doute le restera t-il longtemps encore …

25 - VERS LA SORTIE.

Après cet incident, je serai bien sur sous surveillance rapprochée !

 

Néanmoins au fil des jours, la vie reprendra doucement son cours.

 

Je me lève régulièrement, et commence à faire quelques pas dans le couloir, c’est bon signe.

 

J’ai trouvé des « combines » pour me donner un peu plus de liberté étant toujours branché à ce maudit moniteur.

 

J’ai bien repéré les branchements, et quand je vais à la salle de bain, je me débranche discrètement, ainsi que la seringue d’anticoagulant que je sors de son presseur.

 

De cette façon, il m’est donc possible de prendre une douche, ce qui est le bonheur car à force de resté alité, on transpire quand même et surtout, les cheveux toujours sur ces oreillers synthétiques, ce n’est pas terrible.

 

Mon ami André est parti et je me retrouve seul. Ce n’est qu’un haut revoir puisque nous nous retrouverons encore un fois un peu plus tard.

 

J’obtiens enfin ma permission de sortie le 9 avril. Sortie théorique, car je retourne à l’hôpital du Chesnay pour encore un petit moment. Les risques majeurs étant assurés.

 

Après avoir remercié et embrassé toutes mes charmantes infirmières, je vais prendre l’ambulance qui me ramène à l’hôpital.

 

Pour elles aussi, ce n’est qu’un haut revoir puisque malheureusement je reviendrais pour d’autres opérations dont je ne vous ferrez pas le récit, une çà va, mais pas trop sans faut.

 

Comme de bien entendu, j’y retrouve André, et les infirmières sympas, nous mettent dans la même chambre. Autant continuer notre aventure ensemble …

 

Un petit problème me tarabuste quand même l’esprit, j’avais promis avant cette aventure à ma nièce qui se trouve en Vendée, de faire le reportage vidéo de son mariage qui doit avoir lieu le 3 Mai. Il faut absolument que je sois sur pieds !

 

C’est donc avec courage et ténacité, que je vais décrocher mon bulletin de sortie le 25 Avril !!!

 

Quarante cinq jours pour revenir à la vie, ce n’est rien comparé à toute une existence…

 

Ce jour la, ma femme vient bien sur me chercher ; Depuis le matin, j’ai préparé mes affaires et je suis impatient d’entendre ses pas dans le couloir.

 

Enfin ça y est nous quittons l’hôpital et rentrons à la maison.

 

Je monte dans la voiture, et tant pis pour mon ego, je pleure …

 

La boucle est bouclée.

 

                                                                   ******

 

 

 

 

29/11/2007

24 - GROSSE FRAYEUR.

 

Après cette nuit style OK Coral comme le dit si bien Biche, les jours se suivent et m’apportent un peu plus de forces et de libertés.

 

I

l m’est possible  bien que toujours relié au moniteur, les fils sont assez longs pour que je puisse maintenant aller jusqu'à la salle de bains. Je ne peux que me laver assis, mais c’est toujours çà.

 

Je dois également trimbaler avec moi, le portant sur lequel se trouve le système de seringue automatique distribuant l’anti-coagulant, ainsi que les perfusions.

 

C’est quand même une petite équipée et je retourne à chaque fois à mon lit épuisé.

 

La grosse méga peur arrive le Dimanche après midi.

 

C’est comme souvent, le jour des visites, et en plus de ma femme qui est là, mes enfants sont venus me faire un petit coucou.

 

Je suis assis au bord du lit quand tout à coup, je sens mon cœur battre plus fort.

 

Je me rallonge pensant que cela va passer, pas du tout, ça s’accélère de plus en plus en battements désordonnés. Le moniteur au dessus de ma tête marque la vitesse qui ne cesse d’augmenter : 100, 120, 150,180,…

 

Mon épouse se précipite dans le couloir pour demander de l’aide, c’est sans compter que nous sommes dimanche et que le personnel est réduit.

 

J’ai la poitrine comme un tambour, çà cogne dans la gorge, la tension monte, je panique …

 

Une infirmière arrive en courant et me met un comprimé sous la langue.

 

Cela devrait passer me dit-elle. Que nenni, ça continue de grimper, je suis à plus de 200…

 

Elle a compris, je suis entrain de faire une fibrillation, (contractions violentes et désordonnées du muscle cardiaque).

 

Elle part en courant chercher du secours, ce coup-ci, j’ai bien l’impression que j’arrive au bout du chemin !!!

 

Je n’ai aucune idée du temps qui passe, mais de toute façon, c’est trop long.

L’équipe de secours arrive, fait sortir tout le monde, et amène au près de mon lit, posé sur une table roulante, un défribillateur.

 

Nous connaissons tous cet appareil pour l’avoir vu maintes fois dans des films et séries.

Je vous passe donc la description, surtout que ça urge !!!

 

Normalement le choc électrique envoyé pour repolariser le cœur, ce fait  le plus souvent sur des personnes en arrêt cardiaque donc inconscientes. Tant mieux pour elles, car il s’agit sommes toute, d’un électrochoc !

 

Moi, je suis éveillé, donc quand le charmant jeune homme me colle ses deux électrodes sur la poitrine, je fait un jolie arc de cercle, avec en plus l’impression d’avoir mis tout mon corps dans la prise électrique !!!

 

Je retombe comme une loque, mais mon palpitant a retrouvé ses esprits, et par conséquent, moi aussi.

Ouf, ce n’est pas encore pour cette fois, la mort ne veut pas de moi, grand bien lui fasse…

 

J’ai un blog à faire vivre non ?

                                                                    *****

27/11/2007

23 - NUIT EPIQUE !

 

Ce matin, après une nuit réparatrice, petit déjeuner et petits soins, arrivée du Kiné.

 

C’est un autre, jeune et sympathique. Nous allons vous lever me dit-il cela sera plus facile pour moi.

 

Et bien soit, levons-nous ! C’est la première fois que je remets les pieds par terre depuis l’opération. Ca tourne et sa tangue comme si j’avais bu une bouteille de champagne.

 

Il me fait asseoir sur une chaise et passant derrière moi, me fait travailler la respiration tout en exerçant des mouvements sur ma cage thoracique.

Un petit quart d’heure de ce travail, et retour au lit. Je suis épuisé.

 

Il me quitte en me recommandant de bien faire mes exercices avec ma bouteille ; vous vous rappelez, faire des bulles…  C’est très important, c’est comme ça que vous retrouverez votre capacité respiratoire me dit-il.

 

Heureusement, la longue pratique de la plongée et de la chasse sous-marine, m’a apportée un

 développement respiratoire peut-être supérieur à la moyenne.

Le reste de la journée ce passe gentiment, entre repos et conversation avec mon voisin de chambrée.

 

Ou cela va ce gâter, c’est la nuit.

 

En générale, il n’est pas possible d’envisager se reposer avant 22, 23 heures, au dernier passage de l’infirmière de nuit venant faire toute ses vérifications matériel.

Il est vrai, que déjà à cette époque, le manque de personnel, même dans un établissement de cette catégorie, ce fait sentir.

 

Elles sont deux pour s’occuper de tout l’étage, avec des patients qui nécessitent quand même un maximum d’attentions.

 

C’est donc vers deux heures du matin, que commence la « java ».

 

Dans ce type d’intervention, il n’est pas rare d’avoir des personnes qui ont  des retours d’anesthésie pour le moins bizarre, en gros, ils « pètent un plomb » et c’est ce qui arrive à un voisin de la chambre d’à côté.

 

C’est un monsieur d’un certain âge, qui,  a décidé de renter chez lui, tout simplement. Comme ça, en pyjama et en pleine nuit !!!

 

L’infirmière de garde essaie de le résonner, mais rien n’y fait, ce dernier aurait même l’intention de l’étrangler !!! Enfin, c’est ce que nous entendons au travers de la cloison.

 

Vu l’intensité du problème, elle appelle au secours et des infirmiers de l’étage du dessous, arrivent à sa rescousse.

 

L’autre phénomène décide alors de passer par la fenêtre pour leurs échapper !!! Vous voyez le tableau …

 

A vrai dire, nous on n’est pas très rassurés par ce que l’on entend, car si il arrive à ses fins, et passe par les balcons, il arrive directement chez nous ! Et on ne risque pas de l’arrêter vu que l’on est comme d’habitude, pleins de fils et de perfusions ?

 

Comme on dit, on balise un brin.

 

C’est infernal comme les choses prennent une importance dramatique, quand on est immobilisé et sans ressources.

 

Enfin après un long moment, ils arrivent à le maîtriser. Ils le remettent dans son lit et l’attache. Sage précaution…

 

Notre infirmière vient nous rassurer gentiment, et nous pouvons enfin essayer de reprendre le cours normal de notre repos bien mérité.

 

Encore un souvenir qui vous reste en mémoire toute votre vie.

 

                                                          

*****

 

 

 

 

24/11/2007

22 - RETROUVAILLES!

Mercredi 2 Avril :

 

Après cette journée épuisante, une nuit de récupération est la bienvenue, d’autant qu’étant moins entravé, il m’est possible de me tourner et dormir sur le côté ; Un vrai bonheur.

 

Ce mercredi, sera donc le grand jour, normalement, après le déjeuner, soulagé des derniers petits drains, je devrais regagner ma chambre.

 

Depuis l’opération, je n’ai pas encore mis le pied par terre, sans doute que là-haut, commencera la rééducation et que je pourrai enfin faire une toilette seul.

 

Vers 15 heures, on m’annonce la bonne nouvelle. Je suis loin d’être libre, encore bien quelques branchements et perfusions me tiennent en laisse !! Mais dans ces cas la, le bonheur est simple comme un bout de tuyaux …

 

Je n’ai toujours pas ma montre, et le temps me semble une éternité.

 

Enfin ça y est, je vois arriver les brancardiers chargés de m’escorter ou plutôt me transporter moi et tout le matériel. Ils ne sont pas trop de deux, dans mon cas, on transporte le lit complet, pas question de manipulation risquée.

 

C’est  parti, sans oublier de dire au revoir et de faire la bise à toutes ces mignonnes qui ce sont si bien occupées de moi.

 

Chemin inverse, couloirs et ascenseurs, l’air extérieur me semble bon.

 

On arrive dans la chambre, ces messieurs mettent le lit en place, côté fenêtre, aussitôt ils sont relayés par ma petite troupe de blouses blanches contentes de me revoir.

 

Elles rebranches les moniteurs, oxygène et tutti quanti comme on dit en Italie.

 

Et à ce moment là,  grosse surprise, j’entends à côté de moi une voix que je reconnaîtrais entre mille,  André, mon boulanger, sous-marinier, acolyte de chambre à Versailles.

 

Lui aussi a atterri ici et a été opéré un peu avant moi.

 

Le hasard fait parfois bien les choses, car nous connaissant déjà et nous appréciant, le moral est tout de suite au beau fixe.

 

Aujourd’hui après 10 ans, nous sommes toujours en relation, nous passons au moins une fois par an lui dire bonjour du côté de Châteauroux.

 

Partie de pêche, bonne chair et bon Chinon sont de rigueur.

 

Je l’ai eu au téléphone la semaine dernière, il était en train de s’occuper d’un cochon qu’il transformait en rillettes, grattons, et autres boudins.

 

Sacré André….

*****

 

 

 

 

23/11/2007

21 - REANIMATION. J+3 et 4

 

Aujourd’hui va être un jour décisif, bon ou mauvais, c’est le chirurgien qui décide.

En fonction de mon état de récupération, des résultats des examens quotidiens, devraient commencer mon chemin vers une certaine forme de liberté, c’est à dire, l’ablation de certains tuyaux et drains.

Donc après les différents soins du matin, j’attends avec impatience son arrivée car seul lui décide.

Il passe en fin de matinée, toujours accompagné de son « staff », et après avoir reçu les rapports des soignants qui m’entourent, autorise ces derniers, à me soulager de la sonde dans le cou, de celle dans le nez, çà, c’est génial, je vais enfin pouvoir bouger la tête sans être toujours rappelé à l’ordre par ces tuyaux.

J’ai également le droit au retrait de la sonde urinaire, donc tout cela me rapproche de la remontée dans ma chambre.

Si vous saviez le plaisir que ces petits riens procurent …

Seul les drains péricardique et pleuraux restent encore en place. Normalement l’ablation et pour demain, et d’après les commentaires des infirmières, cela ne va pas être une partie de plaisir…

La cicatrice semble belle, à part un petit écoulement pleural qui n’inquiète pas outre mesure ces messieurs.

Elle est pas belle la vie !!!

Les repas deviennent de plus en plus normaux, et je dois le dire que mon appétit lui aussi revient.

En plus, il faut le dire, cette clinique est vraiment géniale, non seulement on y mange bien, mais de plus le tout est servi dans de la vaisselle style «  Haviland  » du plus bel effet qui donne encore plus de plaisir à ce moment.

Le moral dans ce genre de situation et primordial, et le repas y est pour beaucoup.

Le plus difficile peut-être, est de rester toujours dans la même position, allongé sur le dos, enfin, avec les lits électriques, on peut au moins se relever un peu.

Le lendemain, est un grand jour d’espoir, si tout va bien je pourrai réintégrer ma chambre le lendemain. Nous sommes le premier Avril, alors pas de poisson, s’il vous plait…

Je suis un peu anxieux, je sais que je vais passer un sale quart d’heure pendant l’ablation de ces deux gros drains (environ la grosseur d’un petit doigt) mais une fois fait, c’est aussi le plaisir de quitter cet endroit austère et retrouver une chambre un peu plus intime. Allez petit courage, cela ne doit pas être pire que de sauter en parachute !!! (Seuls les paras me comprendront !).

C’est normalement pour avant le déjeuner. Comme ça je pourrai me venger après.

Vers onze heures, je vois arriver mes deux charmantes infirmières, poussant devant-elles, un chariot plein d’objets de plaisir…

Pour vous situer, ces deux tuyaux sont implantés de chaque côté de l’estomac sous les cotes.

Des fils sont déjà en place dans la peau, pour pouvoir refermer le trou. Simplement, le drain est enfoncé assez loin dans le poumon et d’autre part même au bout de trois jours, la peau a déjà commencée à cicatriser autour. Vous voyez le tableau.

La manœuvre se déroule ainsi, je respire un grand coup et bloque ma respiration, à trois, une des deux infirmières tire de toutes ses forces pour sortir le drain, et l’autre tiens les fils pour pouvoir refermer la plaie sans que l’air ne rentre !!! OK c’est vu !

Alors on y va. Un, Deux, Trois, je n’y crois pas, j’ai l’impression qu’on m’arrache les entrailles.

Le pire dans l’histoire, c’est que ça c’est le premier, il y a quand même l’effet de surprise, mais pour le deuxième, on connais la chanson !!!

Allons, c’est fini, je ne le ferai pas tous les jours mais c’est aussi un grand pas vers la sortie…

Je récupère doucement en me disant qu’heureusement  ma femme n’était pas là pour voir çà.

Quand elle arrivera ce soir, j’aurai un grand sourire, et elle sera contente. C’est le plus important.

****

 

21/11/2007

20 - REANIMATION. J+2

 

Nous sommes au deuxième jour en réanimation.

Tout les médecins et chirurgiens vous le diront, les trois ou quatre jours qui suivent l’opération sont cruciaux.

C’est vrai que ce sont les moments les plus durs : Fièvre, douleurs, grande fatigue, enfin pas très rigolo !

Néanmoins, nous en passons tous par la.

Donc après une nuit très en « dents de scie », je vois arriver un petit déjeuner léger, mais qui pour moi est un festin.

Pas facile de bouger avec tout cet arsenal de fils et tuyaux, ça tire toujours quelque part.

Ensuite moment pas désagréable, ne pouvant bouger, j’ai le droit à une toilette faite par mes petites infirmières. Elles font cela très bien et me passe même de la crème aux pieds pour éviter les escarres, sympa non !

Ensuite c’est le défilé :

D’abord, le radiologue avec son matériel sur roulettes pour une radio des poumons, ensuite la Kiné respiratoire, très important et pas très ragoûtant.

Le fait d’avoir été sur circulation extra corporelle et assistance respiratoire, induit dans les poumons des mucosités qu’il faut absolument éliminer.

Donc on vous apprend à cracher, alors que mes parents se sont évertués à bien m’élever et interdit ce genre de chose …

Il faut également reprendre de la capacité thoracique et pour cela rien de plus simple, il faut souffler pendant cinq minutes deux ou trois fois dans la journée, dans une bouteille remplie d’eau avec un tuyau, et faire des bulles !!! Ça a l’air complètement idiot, mais en réalité pas si facile, on s’essouffle très vite.

Et bien sur, la grande clique d’internes, externes, et mon chirurgien qui viennent prendre de mes nouvelles. C’est normal.

Je vous passe les repas, j’ai très mal dans le dos, ce sont les suites de l’opération, étant resté longtemps sur la table avec les côtes écartées. C’est comme le reste, ça passera…

Beaucoup de mal à me concentrer sur quelque chose, l’anesthésie n’est pas encore si loin.

Les visites sont interdites en réanimation cardiaque, seul ma femme a le droit de venir et encore le temps lui est compté.

Avec évidemment toujours la jolie tenue offerte gracieusement par l’établissement, je ne vois que ses yeux.

T’a d’beaux yeux tu sais ….

                                                           ****

19/11/2007

19 - EN REANIMATION. J+1

Me voici donc en réanimation, sans doute les moments les plus durs, mais parfois aussi, les plus délirants !!!

Je me réveil doucement et reprend peu à peu mes esprits.
Je ne suis plus intubé, et je respire par moi-même. Donc je peux m’exprimer ce qui n’est pas si mal.
En réanimation, pas de chambre mais simplement une pièce ouverte avec le personnel a vue.

Je m’examine et inspecte mon environnement immédiat.

Je suis nu, (non, non mesdames, pas de fantasmes !!!) avec juste un drap sur moi, ce qui est facile à comprendre compte tenu du nombre impressionnant de tuyaux et câbles auxquels je suis relié.

Inspection de mon petit moi ! En partant du haut vers le bas : Dans le cou à droite, la SWAN-GANTZ citée précédemment; Dans le nez, un tuyau pour envoyer de l’air ; on descend vers la poitrine, tout l’arsenal de câbles cardiaque reliés au monitoring.

Côté gauche, 2 fils sortent de ma poitrine ? Ces fils sont en réalité deux électrodes déjà branchées sur le cœur pour pouvoir y relier éventuellement un Pacemaker. Ils pensent à tout.

Bien sur, une jolie « boutonnière », bien droite qui descend jusqu’au sternum.
Un peu plus bas, deux gros drains sortent à la hauteur de l’estomac, le premier est un drain péricardique, le deuxième un drain pleural. Ceux là, j’en ai un très mauvais souvenir, on en reparlera plus tard.

D’autres drains plus petits, sortent de la cicatrice, pour les écoulements post opératoire.

Encore plus bas, une sonde Pipi ! Et enfin, la jambe droite avec une magnifique cicatrice de la cheville au genoux, c’est la que ces messieurs on récupérés ma saphène.
Avec bien sur, les petits drains itou.

N’oublions pas non plus le bras gauche plein de perfusions diverses et variées.

Ce qui est sur, je ne risque pas de m’envoler, ni de beaucoup bouger. Ce n’est pas ce soir que j’irais à l’Opéra.

Au dessus de ma tête, des moniteurs qui font Bip, Bzz, Plop et autres onomatopées du même acabit.

Vers midi, j’ai la visite de l’Amour de ma vie. Enfin heureusement que je sais que c’est elle, car pour la reconnaître, c’est carnaval à tout les étages.

Précautions d’usages, elle est vêtue à la dernière mode, tout en vêtements jetables, chasuble, petit chapeau, gants, et mêmes chaussons. Il n’est pas question de faire rentrer un microbe, ni un crobe entier d’ailleurs…dans mon univers.

C’est l’heure du déjeuner : A vrai dire, je n’ai pas faim, peut-être quelque chose de frais serai bienvenue.
Et bien non ! Vous ne le croirait pas et pourtant je vous jure que c’est authentique, on m’apporte, je vous le donne en mille, une saucisse de Toulouse avec des haricots !!! Je n’en crois pas mes yeux.

C’est bien, c’est léger et digeste, et ça vous donne la nausée plutôt qu’autre chose.

Enfin heureusement, il y a un laitage sur le plateau, ce sera parfait pour aujourd’hui.

Les visites sont de courte durée, et ma Chérie me quitte a regret en laissant sa garde robe dans la poubelle en passant.

J’ai beaucoup de mal à rester éveillé, et je sombre dans un repos réparateur.

La nuit se passera sans incident majeur hormis le fait, et je pense que tout ceux qui ce sont retrouvés un jour à l’hôpital, ne me contrediront pas, il ni a pas plus bruyant que cet endroit….

Enfin demain sera un autre jours !

18/11/2007

18 - OPERATION : Fin.

Nous en étions donc à la réalisation des pontages.

Le chirurgien va pratiquer une perforation très précise de l'artère coronaire afin de faire un trou au dessus de la partie oblitérée et y introduire le vaisseau (saphène, ou artère mammaire) pour réaliser ce pont qui reprendra derrière l'obstruction.

Une fois ces ponts introduits dans les trous, et "branchés, ils sont suturés avec des fils très fins. De la qualité du travail effectué, donnera la pérennité à ces pontages.

Et la, nous arrivons au grand moment, à la séquence émotion et ou tout va se jouer.

Ce charmant petit cœur, arrêté depuis si longtemps, va t-il bien vouloir redémarrer?
That is the question, comme disent les Anglais.

On déclampe doucement afin de perfuser le cœur, on purge l'air qui se trouve dans les cavités, et normalement si tout va bien, ça redémarre tout seul au cours de la phase de réchauffement.
Si ce n'est pas le cas, on recourt au choc électrique.

Une fois le rythme cardiaque stabilisé, on réchauffe doucement l'organisme et on rétabli la circulation sanguine. Au cours de cette phase délicate, car c'est à ce moment la que l'organisme reprend son activité, on met en place une sonde dite de SWAN-GANTZ qui est introduite dans la carotide et qui descend dans l'artère pulmonaire. Elle est munie d'un ballonnet et de capteurs permettant de vérifier et d'apprécier le débit cardiaque ainsi que la pression à laquelle le cœur se remplit.

C'est la phase importante de la reprise hémodynamique du muscle cardiaque qui va permettre d'arrêter ou non la circulation extracorporelle.

Etant gentiment dans les bras de Morphée, tout ceci est laissé aux bons soins des spécialistes qui m'entourent.

Mon seul souvenir et pas des moindres, c'est lors de mon réveil d'avoir entendu tout le monde applaudir et me souhaiter la bienvenue au royaume des vivant.

Je suis bien dans les vaps, et j'entends dans une espèce d'espace cotonneux que l'on me dit de ne pas essayer de parler vu que je suis toujours sous respiration artificiel.

On me sort du bloc opératoire et m'installe en salle de réanimation. Il est 4 heures du matin.

La suite je ne la saurai que plus tard, repartant illico sur le grand chemin du sommeil.

Tout à l'heure, il fera jour et l'important dans tout ça, c'est que je suis la …



*****

17/11/2007

* PAUSE *

Aujourd'hui sans vouloir vous déplaire,
Point de note il y aura,
Car de mon fils c'est l'anniversaire,
Et bien sur la fête on fera ....

Amitiés à tous.

COEURDELOUP.

16/11/2007

17 - A COEUR OUVERT...

Bon, on va essayer de faire simple, pas trop sanglant pour les âmes sensibles, si on peut poétique, mais dans ce cas la, je crains que la poésie ne soit pas au rendez-vous…

Donc il existe deux type d'opération à cœur ouvert : soit à cœur battant (c'est bien), soit à cœur arrêté (beaucoup moins bien) surtout pour le patient puisqu'en général, quand le cœur ne bat plus, plus de son, plus d'image!!!

Mais pour le chirurgien dans le cas de nombreux pontages, il lui est plus facile de travailler de cette façon.

Deux équipes travaillent séparément, l'une va prélevée la veine saphène au niveau de la jambe du dessous du genou jusqu'à la cheville. Le plus facile quoi !

Pendant ce temps, on procède à l'ouverture de la cage thoracique en pratiquant une incision de la base du cou jusqu'à la hauteur de l'estomac. Ensuite on scie (si si) le sternum jusqu'en haut. On écarte les côtes, que l'on maintien ouvertes, avec deux gros écarteurs, comme un étau inversé.

On y est, le cœur est la, faisant tic tac comme le dit si bien Biche.

Puisque nous avons aussi besoin des artères mammaire, elles sont prélevées dans le thorax, à côté du sternum. Normalement ces artères servent à irriguer les muscles pectoraux.

Bon, nous avons tout ce qu'il nous faut pour réaliser ces quatre pontages. Alors arrêtons ce cœur.

Pour pouvoir continuer à vivre pendant ce temps la, on va dériver le sang arrivant au muscle cardiaque au niveau soit des veines caves, soit de l'oreillette droite vers une superbe invention, une machine cœur-poumon artificiel qui va se charger de procéder à l'irrigation du corps et surtout du cerveau.

Le sang prélevé passe par la machine afin de lui enlever le dioxyde de carbone et le ré oxygène avant de le réinjecter dans le système circulatoire en général par l'aorte montante. Cette technique est appelée CEC, circulation extra corporelle.

Cette machine est en outre équipée d'un échangeur thermique qui sert à faire varier la température du sujet par la température du sang injecté.

Cà va, tout le monde suit!!!

Il y a aussi des systèmes d'aspirations qui se chargent de récupérer le sang dans les cavités cardiaques ouvertes et le réinjecte comme ci-dessus.

A partir de ce moment, la ventilation pulmonaire est arrêtée, je suis sous respiration artificielle par intubation faite en début de procédure. Le chirurgien clampe (Clamp=Pince chirurgicale) l'aorte au-dessous de la réinjection par la machine.

Le cœur se trouve donc totalement hors circulation sanguine. Ce passe alors la phase d'arrêt complet par le refroidissement en injectant dans le muscle cardiaque, un mélange de sérum glacé (environ 4°) mélangé avec du potassium.

En quelques secondes, l'activité mécanique et électrique du cœur est stoppée.

Ma vie ne tient qu'à des machines! J'espère simplement que ces messieurs de l'EDF ne se mettent pas en grève… (Enfin il y a des générateurs de secours).

Une des meilleures façons de protéger le myocarde, est de maintenir cette hypothermie ainsi que celle du patient, en abaissant la température, on protège tous les organes qui de ce fait consomment beaucoup moins d'oxygène.

Pour information, lors d'intervention de longue durée comme celle-ci, on abaisse la température du patient au environ de 18°. Hibernatus c'est moi !!!

Cette technique appelée cardioplégie hypothermique est un des grand progrès apporté à la chirurgie cardiaque.

A partir de ce moment, les pontages peuvent être réalisés.

Cet article étant un peu ardus, nous verrons la suite la prochaine fois.

Sachez tout de même qu'étant rentré au bloc à 16 heures, j'en suis ressorti vers 3 heures du matin ?

Quel courage et quelle concentration pour ces hommes qui vous sauvent la vie. Chapeau bas.


****

15/11/2007

16 - LE JOUR J.

Nous voilà donc à ce grand jour.

Un matin comme tant d'autres, mais pour moi, c'est LE MATIN. Et en plus vilain car pas de petit déj', déjà ça commence mal. Enfin il faut faire avec.

Donc on s'occupe comme on peut : rasage de près, il faut être beau, on ne sait jamais si il faut que je me présente au Créateur, autant que cela soit à mon avantage. Toilette aseptisée avec lavage des cheveux et tout le toutim!
On coupe ses ongles de près, enfin on se fait beau comme pour aller au bal… Jolie tenue bleue en coton non tissé, avec ouverture sur le derrière je vous prie !!! Petits chaussons du même acabit. Je vous jure, vraiment dommage que la photo numérique n'existait pas à ce moment là, çà aurait fait des photos sensas!!!

J'étais bon pour la Une de Match.

Petite visite de mon infirmière préférée, (elles le sont toutes puisque charmantes).
Il est vrai que dans cet établissement, le malade est considéré, il faut dire que je suis aussi du genre sympa et que j'ai toujours un petit mot aimable pour chacune, de la femme de service à l'infirmière Chef.

Elle me demande de lui remettre mes bijoux, mes lunettes et tout les objets de valeur que je possède. (Entre nous l'objet qui a le plus de valeur ici, c'est moi).
Sachant qu'au retour de l'opération, je ne reviendrais pas de suite dans ma chambre. Réanimation oblige.

Et alors , le moment le plus terrible : L'attente! Je n'ai plus de montre et le temps me paraît long, long, long…

Vers 14 heures, derniers préparatifs, on me met sur un drap tout propre et on me badigeonne de la tête aux pieds de produit aseptisant d'un beau jaune orangé du plus bel effet. Ces dames m'enveloppent comme une momie dans le drap et me donnent un petit sédatif pour me rendre soit disant calme et détendu. Tu parles, dans ces cas la pour ce détendre comme c'est facile !

On frappe à la porte, un grand noir poussant devant lui un chariot, m'invite à embarquer à bord de sa limousine et c'est parti pour la grande aventure.

Ascenseur, couloir, un coup à gauche, un coup à droite, il galope le bougre, il ne faut pas que j'attrape froid.

Nous arrivons devant une grande porte qu'il ouvre en appuyant sur un bouton, et la, je rentre dans ce bel endroit bien propre et bien éclairé au milieu duquel trône, l'impressionnante table d'opération surmontée de son immense scialytique qui diffuse une lumière blanche et crue.

Toute l'équipe est là au grand complet, ils n'attendaient plus que moi; et bien me voilà ….

On met le chariot à côté de la table, quatre bras m'attrapent et me font glisser sur le métal froid.

Mon chirurgien vient gentiment m'en serrer cinq et m'assure que tout va bien aller.
Ensuite, on me branche des perfusions dans les bras, l'anesthésiste me sourit, appuie sur une seringue et bonsoir tout le monde, à demain.

Il est seize heures.

14/11/2007

15 - AVANT-PREMIERE.

Pendant ces trois jours, outre les nombreux examens déjà cités, il faut aussi trouver avec quoi faire ces pontages.

En général, on utilise les veines des jambes appelées : saphène, qui se trouvent sur la face interne de la jambe. En ce qui me concerne, une seule, celle de droite est d'assez bonne qualité pour cette opération mais, cela ne suffit pas vu le nombre des pontages.

Il faudra donc utilisé les deux artères mammaire qui se trouvent au niveau des pectoraux.

Bon voilà qui est réglé pour le matériel.
Autant pour d'autres interventions on utilise maintenant des prothèses (tuyaux artificiels en téflon maillé), mais en ce qui concerne le cœur, on préfère de loin prendre des "morceaux" du donneur afin d'éviter les problèmes de rejets.

Autres points et pas des moindres, est, le dialogue avec son chirurgien. Il s'agit d'une opération avec un risque non négligeable, surtout à cette époque la, et il faut être conscient que si l'aller est sur, le retour lui, n'est pas assuré …

Il faut donc que s'établisse avec ce dernier, un climat de confiance afin d'être au mieux de son moral le grand jour.
Une visite de l'anesthésiste est aussi de rigueur, celui-ci devant non seulement pouvoir calculer ses doses de produits avec précision en fonction de votre poids et d'autres critères, et surtout connaître vos antécédents d'allergies à certain produit qu'il serait susceptible d'utiliser.

Le dernier point est de limiter au maximum les risques de contamination. Donc la veille, rasage complet de la tête aux pieds (pas les cheveux). Je suis tel le bébé qui vient de naître, nu comme un vert!

Trois douches avec un produit désinfectant en général de la Bétadine moussante. Des vêtements stériles finiront l'ensemble.
Dîner léger, avec petit calmant en fin de soirée pour bien se décontracter, et, interdiction de boire après minuit.

L'ouverture des festivités, est prévue le lendemain vers 15 heures.

Evidemment l'Amour de ma vie est auprès de moi cela va s'en dire.


****

13/11/2007

14 - LE DILEMME.

A partir du jeudi 20 et jusqu'au lundi 24, va se poser à ces Messieurs les cardiologues, la grande question : Que faire de ce cas ?

Tout les matins et ce, pendant ces cinq jours vont défilés devant mon lit toutes les sommités cardiologique de l'hôpital, le grand patron et ses quatre confrères. De plus lors de cet infarctus, mon cœur a souffert d'un manque d'irrigation, et la pointe du muscle cardiaque est nécrosée, ce qui m'oblige à une grande prudence.

Il faut dire qu'il y a de cela dix ans, les opérations à cœur ouvert, n'étaient pas si fréquentes, le taux de réussite étant peu élevé.
Nous n'en étions pas arrivé aux techniques d'aujourd'hui ou certain pontage ce font sous chirurgie peu invasive, à cœur battant et, bien souvent en ne pratiquant que des incisions minimes. On utilise généralement cette technique dans les cas ou seul un voir deux pontages sont nécessaires et de préférence sur la face antérieure du cœur.

Certain vont sûrement me poser la question, si cela fait dix ans, pourquoi nous en parler que maintenant? Simplement l'Internet balbutiait, et les blogs n'existaient pas!

Bon revenons à mon petit cœur: donc personne ne voulait prendre un tel risque à l'hôpital ou j'étais, donc ces Messieurs cherchèrent le spécialiste du moment qui voudrait bien s'occuper de mon cas.

Heureusement pour moi, ce phénomène de la chirurgie cardiaque existait bien, et de plus acceptait de tenter sur moi ce quadruple pontage. Ouf!
Il est aujourd'hui une référence en la matière et officie dans une clinique spécialisée en chirurgie cardiovasculaire.

Cet établissement (1) est devenu mon deuxième chez moi, y étant avoir été opéré sept fois …

J'ai ma carte de fidélité, la prochaine opération est offerte !!! Le plus tard sera le mieux.

Je serai donc transféré dans ce charmant établissement le 25 mars 1997 à 15 heures, chambre 108 P (qui dit P dit en s'en souvient côté porte…) J'en vois au fond qui ne suivent pas !!!

Là, pendant trois jours, je vais subir tout les examens possible et imaginable avant ce genre d'intervention : Doppler, radio des poumons, des dents, des sinus, enfin tout ce qu'on peut radiographié. Electro-encéphalogramme, test de capacité pulmonaire, examens sanguins et surtout un que je vous recommande particulièrement, surtout si vous êtes du genre douillet: les gaz du sang! Alors ça, c'est quelque chose je vous le dis, je ne suis pas du genre à me plaindre, là, j'ai quand même failli tomber dans les pommes.

On vous pique dans l'artère sur la face interne du poignet, le seul problème et que cette artère est toute petite et même les meilleurs s'y reprennent souvent à plusieurs fois avant de la trouver. Un vrai plaisir ….

Ces examens se poursuivront jusqu'au 27, l'opération devant avoir lieu le vendredi 28.

Je vous laisse présager du prochain épisode …


(1) Il ne m'est pas possible de donner les noms et coordonnés de l'établissement sur le blog, néanmoins pour ceux qui le souhaiterait, je vous les donnerais avec plaisir "hors antenne!"

****

11/11/2007

13 - MA VIE (Chapitre 5)

Le Pin's, ce petit bout de métal allait donc transformer encore une fois ma vie.
J'étais très bien avec mes sympathiques jeunes patrons, et je gagnais beaucoup d'argent car j'avais de gros clients qui passaient des commandes sans même que j'aille les voir.

A cette époque, ma femme était dans l'immobilier et bien sur travaillait le samedi et pas le lundi.
Qu'à cela ne tienne, je portais mes commandes au bureau le vendredi soir, et roule pour un week-end prolongé. Cela n'a jamais gêné personne.

Les problèmes commencèrent à arriver lorsque mon patron s'aperçut que les chèques qu'il me faisait à la fin du mois, avaient beaucoup trop de zéro. Et çà, les patrons tous autant qu'ils sont, cela les dérangent. Je n'ai jamais compris pourquoi car si le chèque est gros c'est que le chiffre d'affaire l'est aussi.

Donc se faisant, il me proposa de garder les gros clients pour lui puisque ces derniers passaient souvent leur commande directement. Ben tiens donc !!! C'est qui celui qui avait été les chercher les gros clients ?

A cette époque, on avait confié à mon beau-frère qui travaillait dans une grosse société d'informatique, le sale boulot de faire du vide et de faire ce qu'on appel généralement, "des charrettes". Déjà en 1991 c'était courant.
Le seul problème, c'est que celui qui fait cela, fini souvent dans le dernier voyage, vu que ces collègues restant ne l'apprécie plus beaucoup.

Nous nous retrouvâmes un soir autour d'un whisky, devant ce problème existentiel de savoir ce que nous allions faire. Il était un excellant gestionnaire, et moi un commercial des plus honnête. Donc nous décidâmes de mettre chacun 25.000 Frs sur la table et de créer sur le champ une société.

Et une société de quoi, je vous prie? Tout simplement d'objets publicitaires bien sur.

Dans la semaine, les bilans prévisionnels, compte d'exploitation et tout le bazar était sur pied, le banquier d'accord, il ne restait plus qu'à trouver un nom à cet enfant:
Ce sera FLASH Conseil.

Comme je suis un petit malin, j'ai vite été à la première librairie venue acheter un carnet de commande, et avant même d'avoir quitté mon ancien patron dans les meilleures conditions, puisqu'il ne perdait rien, (il devenait simplement mon fournisseur!!!), j'allais d'un pas joyeux voir "Mes clients" qui se firent une joie de me suivre dans cette aventure et de me passer mes premières commandes.

Le premier mois, nous avions fait trois fois le chiffre prévisionnel…

Dans ce cas la, c'est le banquier qui est content! Et nous donc…

L'Aventure, c'est l'aventure …

****

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique