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13.08.2008
Fermeture pour cause de 15 Aoùt
afin de vous laisser savourer ce 15 Août tranquillement.
Bon Week-end à tout le monde.
17:32 Publié dans Actualités. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Et encore une!!!
17:25 Publié dans Poésies et Pensées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
PAS FAUX...
plutôt que de parler et de ne laisser aucun doute à ce sujet…
17:24 Publié dans Poésies et Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LE ROI DU FLEUVE. (4)
Revenons donc à l’histoire propre à ce bateau.
Il avait été construit en 1950 pour la modique somme de trois cent millions de francs.
L’Etat Français en avait financé la moitié à condition que les Messageries du Sénégal s’engagent à assurer la poste sur le fleuve pendant vingt ans.
De 1950 à 1960 le bateau avait rempli sont office en accomplissant une fois par mois, l’aller-retour Saint-Louis – Bakel. En outre, il transportait environ trois cent cinquante tonnes de fret et deux cents passagers.
C’était donc une bonne affaire pour la compagnie, qui faisait les échanges entre les Mauritaniens et les Sénégalais.
A cette époque, il n’existait ni route ni train, ni vraiment une piste digne de ce nom.
Le Bou était donc le seul moyen de commercer entre le Sénégal et la Mauritanie. Toutes les marchandises, hommes, femmes, enfants des deux côtés transitaient forcément par ce bateau pour qui c’était l’aventure.
Pour les toubabs (les blancs) c’était l’argent, les nouvelles de métropole, les journaux, enfin le bou, c’était la vie.
Seulement en 1960, des deux côtés du fleuve, chacun avait pris son indépendance et le commerce avait de ce fait cessé.
Et le pauvre bateau c’était retrouvé abandonné à quai, attendant un hypothétique acheteur.
Non seulement rien ne vint de ce côté, mais de plus, le Sénégal ayant pris son indépendance, demanda à la France de remplir son contrat soit encore dix ans à faire la poste une fois par mois avec équipage complet et entretien du bateau.
Mais voilà, avec l’indépendance, plus de transport, plus de fret donc plus d’argent.
Chaque jour qui passait coutait de l’argent aux Messagerie du Sénégal.
L’année 1970 vit le désarmement du Bou le jour anniversaire de son lancement et on l’amarra sur un quai de Saint-Louis.
Les Messageries avaient alors cherchées un acheteur.
Il y en eu plusieurs, un Américain qui voulait transformer le bateau en cargo pour naviguer sur l’Amazone pour la somme d’un million deux cent mille francs, les Mauritaniens proposaient neuf cent mille francs pour le remettre en service, la Gambie qui donnait huit cent mille francs et enfin l’Etat canarien qui en offrait sept cent mille pour l’emmener « caboter » sur les côtes canariennes.
La proposition de l’Américain étant la meilleure avait été acceptée mais ce dernier demandait un délai de six mois.
Pendant ce temps, les factures continuaient d’arriver et au bout d’un an, on n’était pas loin des cinq cent mille francs.
De plus l’Américain demandait une troisième fois un délai ce que les administrateurs ne pouvaient tolérés.
Donc quand Sayaret leur dit qu’il y avait une espèce de « fêlé » qui proposait deux cent mille francs, ils dirent de l’appeler de suite, qu’il signe son chèque et qu’il embarque le tout pour de bon et qu’on entende plus parler du Bou el Mogdad.
A suivre….
17:22 Publié dans Carnets de Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.08.2008
La Pensée du jour.
17:18 Publié dans Poésies et Pensées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
APHORISME.
car s’il pleut le Dimanche,
vous ne saurez plus quoi faire …
Pierre Desproges.
17:17 Publié dans Poésies et Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
HISTOIRE DE LANGUE...
Mise en application immédiate!
La Commission Européenne a finalement tranché : après la monnaie unique, l'Union Européenne va se doter d'une langue unique, à savoir... le français.
Trois langues étaient en compétition : le français (parlé dans le plus grand nombre de pays de l'Union), l'allemand (parlé par le plus grand nombre d'habitants de l'Union) et l'anglais (langue internationale par excellence).
L'anglais a vite été éliminé, pour deux raisons : il aurait été le cheval de Troie économique des Etats-Unis et les Britanniques ont vu leur influence limitée au profit du couple franco-allemand à cause de leur réticence légendaire à s'impliquer dans la construction européenne.
Le choix a fait l'objet d'un compromis, les Allemands ayant obtenu que l'orthographe du français, particulièrement délicate à maîtriser soit réformée, dans le cadre d'un plan de cinq ans, afin d'aboutir à l'eurofrançais.
1. La première année, les sons actuellement distribués entre 's', 'z', 'c', 'k' et 'q' seront répartis entre 'z' et 'k', ze ki permettra de zupprimer beaukoup de la konfuzion aktuelle.
2. La deuzième année, on remplazera le 'ph' par 'f', ze ki aura pour effet de rakourzir un mot komme 'fotograf' de kelke vingt pour zent.
3. La troizième année, des modifikazions plus draztikes seront pozzibles, notamment ne plus redoubler les lettres ki l'étaient; touz ont auzi admis le prinzip de la zuprezion des 'e' muets, zourz éternel de konfuzion, en efet, tou kom d'autr letr muet.
4. La katrièm ané, les gens zeront devenu rézeptif à dé changements majeurs, tel ke remplazé 'g', zoi par 'ch', - avek le 'j' - zoi par 'k', zelon les ka, ze ki zimplifira davantach l'ékritur de touz.
5. Duran la zinkièm ané, le 'b' zera remplazé par le 'p' et le 'v' zera lui auzi apandoné - au profi du 'f', éfidamen - on kagnera ainzi pluzieur touch zur no klafié.
Un foi ze plan de zink an achefé, l'ortograf zera defenu lochik, et lé chen pouron ze komprendr et komuniké.
17:12 Publié dans Histoires d'en rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.08.2008
La Pensée du jour.
Chassez le naturiste, il revient au bungalow.
17:13 Publié dans Poésies et Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
APHORISME.
Ce n’est pas parce que l’homme a soif d’amour,
Qu’il doit se jeter sur la première gourde.
Pierre Desproges.
17:11 Publié dans Poésies et Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LE ROI DU FLEUVE. (3)
...
Après le déjeuner, et la consultation du dossier terminée, GC avait pris sa décision. Rien n’allait dans cette affaire, le bateau ne l’intéressait plus.
Trop de frais à faire sur ce bateau vu son état pour le prix qui en était demandé.
Il retourna donc dans le bureau de Sayaret impatient de connaître la décision de GC.
Il ne fut pas déçu car ce dernier lui dit tout simplement que l’affaire n’était pas dans ses moyens et qu’elle ne l’intéressait plus et qu’au pire il lui en offrait deux cent mille francs !
L’autre failli faire une crise d’apoplexie, il n’en revenait pas d’une telle arrogance, de cette proposition presque indécente.
Il jeta pratiquement GC à la porte de son bureau, tant ses propos étaient incongrus.
Ne reprenant l’avion que le lendemain, GC rentra à son hôtel.
Il fut réveillé par le téléphone, vers dix heures du matin par Sayaret.
Ce dernier lui proposait le bateau, avec en plus une maison sur le port de Saint-Louis et un hangar plein de pièces détachées pour deux cent mille francs s’il était dans son bureau avant midi !!!!
GC n’en croyait pas ses oreilles, ne comprenant rien à cette proposition pour le moins inattendue. Nous n’étions pas le premier Avril et Sayaret n’avait pas l’air d’un plaisantin.
A onze heures, Georges Console étais de nouveau aux Messageries du Sénégal ou l’attendait Sayaret qui dès son arrivée, lui fit savoir qu’il allait être reçu par le conseil d’administration.
Une dizaine de personnes étaient assises autour d’une grande table ovale.
L’un d’eux lui demanda s’il était bien Console, et qu’il voulait bien acheter le Bou el Mogdad ?
GC approuva et l’autre lui demanda d’établir un chèque de deux cent mille francs à l’ordre des Messageries du Sénégal, en échange de quoi il devenait l’heureux propriétaire de ce rafiot.
Tout tournait dans sa tête, pourquoi ce bateau rongé par le sel l’avait attiré comme cela, quel message lui avait-il envoyé, ou était l’arnaque ?
Après deux minutes de réflexion, il dit à ces beaux messieurs en costume, que pour eux, deux cent mille francs ce n’était peut-être pas grands chose, mais que pour lui, c’était quand même beaucoup d’argent, qu’il proposait cinquante mille francs tout de suite, allait visiter le bateau à Saint-Louis et que s’il lui convenait, il verserait les cents cinquante mille francs restant, et que dans le cas contraire, ils pouvaient garder les cinquante mille francs à titre de dédommagement.
A sa grande surprise, ils acceptèrent son offre, le firent asseoir afin de faire préparer les papiers pour ce contrat et que pendant ce temps, ils répondraient à ses questions.
Et des questions, il en avait !
Une demi-heure plus tard, il avait aussi les réponses.
A suivre…..
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