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30.03.2008
PAUL VERLAINE UN 30 MARS...
Au printemps de 1844, le 30 Mars exactement naissait Paul Verlaine.
Le portrait de l’homme, que brosse Jean Cocteau, conduit par le chemin du réalisme à une radieuse apothéose qui n’est pas très éloignée de l’hommage suprême rendu par François Coppée à son malheureux ami : « Oui, écrivait-il, Verlaine a créé une poésie qui est bien à lui seul, une poésie d’une inspiration à la fois naïve et subtile, toute en nuance, évocatrice des plus délicates vibrations des nerfs, des plus fugitifs échos du cœur… où les strophes tournoient et chantent comme une ronde enfantine où les vers, qui restent des vers, et parmi les plus exquis, sont déjà de la musique… ».
Paul Verlaine, place du Panthéon.
« J’ai été très surpris par un article d’André Gide où il racontait comme honteuse une rencontre avec Paul Verlaine. Il y a quelque méprise à réhabiliter Verlaine et à le blâmer. L’une et l’autre attitude me déroutent. Car devenir un saint n’est pas la moindre métamorphose des poètes. Et c’est d’un singulier mélange de visibilité bruyante et d’invisibilité que leur gloire est faite.
Bref, Gide rencontre Verlaine, ivre, derrière le Panthéon. Debout, instable, appuyé sur son bâton, son chapeau haut de forme tombé dans le ruisseau, l’admirable personnage essaie de tenir à distance quelques galopins qui l’insultent. Quel spectacle ! Et combien je m’étonne que Gide n’en découvre pas la grandeur !
Imaginez cet homme hirsute en houppelande, presque un animal, presque un arbre, presque changé en arbre ou en animal, ce Marsyas, ce Dieu farouche de la poésie, obligé de se défendre contre une troupe idiote et plus cruelle que les Ménades. Imaginez ce bâton, ce cep de vigne, cette houppelande, cette barbe inculte, cette tête chauve, ce chapeau à la dérive, cette bête traquée, cet arbre qui titube et dites-moi si le mur contre lequel il cherche un refuge ne devrait pas s’entr’ouvrir, le sauver, le pétrifier, le changer en quelque fontaine, asperger par sa bouche ces lamentables polissons et un ange apparaître, un ange terrible qui sonne de la trompette ?
Je trouve, en ce qui me concerne, ce Verlaine de la rue, ce Verlaine aux prises avec la sottise enfantine, ce Verlaine habité par les grandes opales scélérates de l’absinthe et par le verbe d’amour, ce Verlaine solitaire, perdu sur une place presque déserte du quartier des Ecoles, propre à illustrer définitivement la mythologie des poètes. J’aimerais que ceux qu’il émerveille se le représentassent sous cette forme : crotté, déraciné, hagard, incapable de fournir une preuve éclatante des miracles qui l’habitent. Que ne donnerais-je pour avoir été en âge d’assister à cette minute incomparable ? Et, puisque rien ne se produisait, hélas ! de surnaturel, sur cette place de pierre, sur ce trottoir sans cœur, il m’aurait été doux de boxer ces jeunes imbéciles, de ramasser le chapeau sale, de l’essuyer sur ma manche et d’offrir mon bras à Verlaine comme la reine de Naples offre le sien au baron Charlus.
Pourquoi Gide ne s’est-il pas payé ce luxe ? Faut-il voir dans sa gêne, dans sa réserve protestante, le réflexe défensif des encyclopédistes en face des turpitudes de Rousseau ? Je me le demande. Gide est une énigme. Il se glace assez vite devant le feu. Verlaine ! Cet homme-chien, cette femme à barbe, ce monstre adorable avait le privilège des plumes de cygne qui ne se mouillent ni ne se salissent. Un enfant, voilà ce qu’il était. Car autant la jeunesse rebute lorsqu’elle se prolonge outre mesure, autant l’enfance qui accompagne un homme jusqu’à sa mort lui ouvre grandes les portes de la gloire éternelle. Je crois même que l’ange gardien n’est autre que le symbole de cette enfance qui ne nous quitte que si nous ne savons pas en être dignes.
Par un phénomène curieux, il est difficile de prêter la même taille à Verlaine le vagabond (le Verlaine de Londres, de Bruxelles, du boulevard Saint-Michel, des hôpitaux) et au Paul Verlaine de la première étape. On dirait qu’il ne cesse de grandir. On dirait que ce petit professeur chauve qui portait ses chansons chez Lemerre s’augmente peu à peu de son ombre projetée par les becs de gaz et des flammes qui le déforment. On dirait que sa houppelande et son gibus et son cache-nez qui flotte et son gourdin élargissent sa substance et l’allongent et arrivent à faire de lui ce superbe épouvantail attaqué par les oiseaux sans cervelle. On dirait que les orages et la solitude et son escorte dionysiaque et la prière et la douleur, et ses morts, lui infligent les tortures d’une croissance mystérieuse, jusqu’à obtenir une étonnante statue que Gide déplorait place du Panthéon et que je dresse, vivante, en face des colosses de cendre qui hantent cet illustre mausolée ».
JEAN COCTEAU
14:04 Publié dans Poésies et Pensées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
FAUDRAIT PAS VIEILLIR !
A l’hospice pour personnes âgées, Ginette est la reine de la chaise roulante, catégorie plus de 85 ans.
Elle adore foncer dans les couloirs de la maison de retraite, prendre un maximum de vitesse et les virages sur une roue.
Parce qu’elle n’a pas toute sa tête ; les autres pensionnaires tolèrent ses frasques.
Certains même, participent à son délire de reine de la route et de la vitesse.
Un jour, alors que Ginette fonce dans le couloir, une porte s’ouvre et son copain Jacques s’avance vers elle, le bras tendu en criant :
« STOP !! Rangez votre véhicule sur le côté et arrêtez le moteur !! »
Ginette s’arrête immédiatement et Jacques s’approche :
« Bonjour Madame, pouvez-vous me présenter votre permis et les papiers du véhicule ? ».
Ginette farfouille dans son sac, sort un emballage de gâteau, un vieux ticket de métro et les tends à Jacques.
« OK !! C’est en ordre, dit celui-ci, vous pouvez circuler !! »
Plus loin, alors qu’elle prend son virage sur une roue, Hercule, un autre copain, se plante devant elle et demande :
« Avez-vous l’attestation d’assurance de ce véhicule ?
Ginette regarde de nouveau dans son sac et tend à Hercule une feuille de salade.
Celui-ci fait semblent d’examiner la feuille et dit :
« C’est bon !! Vous pouvez reprendre la route Madame ».
Ginette repart, tourne au bout du couloir et tombe sur Mimile, planté au milieu du couloir.
Il est nu et tient dans sa main, son sexe en érection.
« Oh non !! dit Ginette, pas encore l’alcootest !!! ».
14:01 Publié dans Histoires d'en rire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.03.2008
QUAND LA PHOTO ET L'ART COMPOSENT!!!
19:07 Publié dans Photos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.03.2008
ET DE LA CHALEUR !!!
17:41 Publié dans Carnets de Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
UN PEU DE FRAÎCHEUR ...
17:29 Publié dans Photos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.03.2008
MERCI POUR EUX !!!
Bonsoir,
Pouvez-vous me rendre un petit service ?
En effet, j’ai des amis qui font actuellement le tour de l’Europe.
Ils cherchent un logement et m’ont demandé de les héberger pour leur passage en France.
Malheureusement ça tombe pendant la semaine où je serais en vacances.
J’ai donc pensé à vous pour les recevoir.
Ils sont vraiment sympas et ils ont tout ce qu’il faut pour dormir.
Je leur donne le nom de ceux qui ont une grande maison et un jardin.
Je sais que vous ne diriez pas non.
Je vous joins une photo d’eux pour que vous puissiez les reconnaître lorsqu’ils arriveront.
Ils ont une Mercedes verte et une Mercedes blanche.
Merci par avance pour votre aide.
18:52 Publié dans Histoires d'en rire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Ah! Les sales Gosses...
18:45 Publié dans Photos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.03.2008
CHAT RIGOLE ou CHAT RIGOLE PAS !!!
Tu ne t’es pas réveillé au bon endroit ce matin …
Tu as eu de la difficulté à sortir du lit…
Tu t’es lavé les cheveux, et tu n’as rien pu faire avec…
Tu te sens comme un lendemain de veille, et tu n’a rien bu hier soir…
Ta nouvelle diète ne semble pas fonctionner fort…
Tu t’es étiré un muscle en faisant tes exercices…
T’as un bon torticolis…
Tu te sens à la mauvaise place… au mauvais moment…
Les autres ne te respectent pas…
T ‘es tout seul chez toi, et il y a un bruit vraiment louche au sous-sol…
18:15 Publié dans Histoires d'en rire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.03.2008
INSOLITE !
20:15 Publié dans Photos | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
NAISSANCE D'UN JAPONAIS !!!
20:15 Publié dans Histoires d'en rire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




















































































