logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

13/08/2008

LE ROI DU FLEUVE. (4)

 

Revenons donc à l’histoire propre à ce bateau.

 

 

Il avait été construit en 1950 pour la modique somme de trois cent millions de francs.

 

L’Etat Français en avait financé la moitié à condition que les Messageries du Sénégal s’engagent à assurer la poste sur le fleuve pendant vingt ans.

 

 

De 1950 à 1960 le bateau avait rempli sont office en accomplissant une fois par mois, l’aller-retour Saint-Louis – Bakel. En outre, il transportait environ trois cent cinquante tonnes de fret et deux cents passagers.

 

 

C’était donc une bonne affaire pour la compagnie, qui faisait les échanges entre les Mauritaniens et les Sénégalais.

 

 

A cette époque, il n’existait ni route ni train, ni vraiment une piste digne de ce nom.

 

 

Le Bou était donc le seul moyen de commercer entre le Sénégal et la Mauritanie. Toutes les marchandises, hommes, femmes, enfants des deux côtés transitaient forcément par ce bateau pour qui c’était l’aventure.

 

 

Pour les toubabs (les blancs) c’était l’argent, les nouvelles de métropole, les journaux, enfin le bou, c’était la vie.

 

 

Seulement en 1960, des deux côtés du fleuve, chacun avait pris son indépendance et le commerce avait de ce fait cessé.

 

 

Et le pauvre bateau c’était retrouvé abandonné à quai, attendant un hypothétique acheteur.

 

 

Non seulement rien ne vint de ce côté, mais de plus, le Sénégal ayant pris son indépendance, demanda à la France de remplir son contrat soit encore dix ans à faire la poste une fois par mois avec équipage complet et entretien du bateau.

 

 

Mais voilà, avec l’indépendance, plus de transport, plus de fret donc plus d’argent.

 

Chaque jour qui passait coutait de l’argent aux Messagerie du Sénégal.

 

 

L’année 1970 vit le désarmement du Bou le jour anniversaire de son lancement et on l’amarra sur un quai de Saint-Louis.

 

 

Les Messageries avaient alors cherchées un acheteur.

 

 

Il y en eu plusieurs, un Américain qui voulait transformer le bateau en cargo pour naviguer sur l’Amazone pour la somme d’un million deux cent mille francs, les Mauritaniens proposaient neuf cent mille francs pour le remettre en service,  la Gambie qui donnait huit cent mille francs et enfin l’Etat canarien qui en offrait sept cent mille pour l’emmener « caboter » sur les côtes canariennes.

 

 

La proposition de l’Américain étant la meilleure avait été acceptée mais ce dernier demandait un délai de six mois.

 

 

Pendant ce temps, les factures continuaient d’arriver et au bout d’un an, on n’était pas loin des cinq cent mille francs.

 

 

De plus l’Américain demandait une troisième fois un délai ce que les administrateurs ne pouvaient tolérés.

 

 

Donc quand Sayaret leur dit qu’il y avait une espèce de « fêlé » qui proposait deux cent mille francs,  ils dirent de l’appeler de suite, qu’il signe son chèque et qu’il embarque le tout pour de bon et qu’on entende plus parler du Bou el Mogdad.

 

 

 

A suivre….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique